A quoi ressemblent le meurtrier-type et sa victime en Ile-de-France ? Une enquête inédite

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Rendue publique le 12 novembre, une étude de l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a permis de dégager un profil type du meurtrier de Paris et de la petite couronne, définissant son âge moyen, ses armes de prédilection ou encore son sexe.

L’ONDRP s’est servi des données de la préfecture de police sur les homicides commis entre 2007 et 2013 pour mener ses enquêtes. A partir d’un échantillon de 602 homicides, il a tiré les conclusions suivantes. Sur ces 602 cas étudiés, 226 ont été perpétré dans la ville de Paris, 204 en Seine-Saint-Denis, 96 dans le Val-de-Marne et 76 dans les Hauts-de-Seine. Les criminels sont de nationalité française dans 61 % des cas, un homme dans 9 cas sur 10 et ils ont 35 ans en moyenne. Les tranches d’âge des 15-24 ans et 25-34 ans sont les plus représentées, commettant respectivement 33 et 31 % des meurtres. Quant aux victimes, ce sont majoritairement des hommes (69 % contre 31 % de femmes), les 15-34 ans représentent 40 % d’entre elles et 53 % sont de nationalité française.

L’observatoire s’est également intéressé aux causes, lieux ainsi qu’au moment et aux armes des crimes. Il en est ressorti qu’un tiers environ des homicides résultent d’une « altercation préalable », que ce soit une bagarre en public ou une vengeance après une dispute. Viennent ensuite les homicides familiaux et conjugaux (28 %) et enfin les meurtres et assassinats liés à des activités criminelles (19 %). En tout cas, dans près de 50 % des cas, la victime et son bourreau se connaissent.

L’enquête souligne que les faits se produisent le plus souvent dans un lieu d’habitation (41 % des cas) ou sur la voie publique (35 %). Les femmes se font tuer majoritairement dans un lieu privé, le plus souvent dans leurs domiciles, un reflet des violences conjugales. Pour ce qui est du moment, logiquement la nuit entre 20 heures et 7 h 59 est le théâtre privilégié de ces activités criminelles, avec une hausse les jeudi, vendredi, dimanche et un pic pendant le samedi.

Enfin 64 % des homicides sont commis avec des armes, les armes blanches étant les plus utilisées (dans 34 % des cas) surtout dans les homicides familiaux. Les coups et violences viennent en deuxième position des procédés utilisés (28 %) et les armes à feu arrivent troisième place (23 %).

L’ONDRP envisage d’étendre cette étude aux pays européens et prépare également une collaboration avec des criminologues canadiens dans le but de lui donner une dimension internationale.

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