Le directeur d’une école, accusé de viol sur ses propres élèves, révoqué à vie

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Soupçonné de viols sur mineures – deux jeunes filles de 6 ans et demi, un professeur et également directeur d’une école à Villefontaine, en Isère, a été placé en garde à vue lundi matin.

Mise à jour

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale a annoncé mardi, au micro de France Bleu Isère, que l’enseignant accusé de viols sur un grand nombre de mineurs dans son propre école à Villefontaine, sera bientôt révoqué à vie, après avoir été suspendu depuis une semaine. Pour ce faire, les services du ministères de l’Education nationale ont invité l’académie de Grenoble à utiliser l’article L 911-5 du code de l’éducation qui indique que :

« Sont incapables de diriger un établissement d’enseignement du premier degré (….), ou d’y être employés, à quelque titre que ce soit : ceux qui ont subi une condamnation judiciaire pour crime ou délit contraire à la probité et aux mœurs. »

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Entendu sur cette affaire, le directeur de l’établissement scolaire du Mas de la Raz a plaidé coupable de viols sur neuf de ses étudiants. Les parents n’arrivent toujours pas à y croire. Des mères de famille ont témoigné de leur indignation au micro de France 2.

« C’est un carnage, un carnage complet avec aucune prise en compte de la douleur des enfants, des parents, des grands-parents, des enseignants. Tout le monde est impacté… Ce qui s’est passé c’est atroce. Il y a des familles entières qui sont détruites. »

Les premiers éléments ont également rapporté que le directeur de l’école, un père de famille, avait déjà été condamné auparavant pour détention d’images pédopornographiques. Pour perpétrer ces viols, il a placé un atelier au fond de la classe, séparé par un paravent. Il a même photographié les scènes. Suite aux neufs plaintes déposées par des familles de victimes, il a été déferré devant le Tribunal de grande instance de Grenoble et devrait faire l’objet d’une mise en examen dans les jours qui viennent.

Soupçonné de viol sur deux fillettes

Selon les informations rapportées par le Dauphiné Libéré, les deux fillettes ont décrit des scènes de fellations répétées, dans le cadre d’un atelier scolaire, avec leurs propres mots. Lors d’une enquête menée par la police au domicile de l’enseignant, ils ont découvert une clé USB contenant des dossiers d’images à caractère pédopornographique.

A noter que les mineurs victimes d’agressions sexuelles ou d’actes de pédopornographie sont protégés par une loi spéciale. Sont notamment punis par la loi les délits de viol (avec pénétration sexuelle), les attouchements (absence de pénétration), les propositions à caractère sexuelle (via Internet, en face, par SMS, etc.), la corruption de mineur et le recours à un prostitué mineur.

La condamnation peut aller de 10 à 20 ans de prison si la victime a moins de 15 ans, assortis de 100 000 jusqu’à 150 000 euros d’amendes en cas d’attouchements. Les peines peuvent s’alourdir suivant les circonstances du viol ou de l’agression sexuelle.

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