Profanation d’églises: les Femens sont attendues au tribunal

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Le Femen est un groupe extrémiste fondé en 2008 en Ukraine et a, depuis sa fondation, fait parler de lui dans ses actions « sextrémistes » .

Cette semaine, les membres du Femen sont attendus à deux reprises au tribunal pour leur premier procès en France. La raison: leurs actions seins nus, organisées l’année dernière à Paris dans l’église de la Madeleine et la cathédrale de Notre-Dame.

Cette fois-ci, neuf membres du groupe féministe sont accusés d’avoir endommagés les cloches de la cathédrale Notre-Dame de Paris et doivent répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel de Paris. Ces agissements au sein des églises sont leurs manières de fêter le renoncement du Pape Benoît XVI, ce 12 février 2013.

Pour fêter cet évènement, elles se seraient dissimulées dans les flots de touristes pour ensuite se jucher sur les socles des trois cloches déposées dans la nef. De là, elles ont crié « Pope no more! » (plus de Pape!) en faisant tinter les cloches avec des bâtons en bois.

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On peut voir sur leurs torses nus les inscriptions : » No Homophobe », « Bye bye Benoît » ou « Crise de la foi ». Elles sont donc accusées de dégradation sur un lieu de culte, motif de condamnation abrogé depuis 2008, comme le souligne leur avocat, Me Ghanassia.

« On ne rapporte aucunement la preuve de ces dégradations ou que ce soit elles qui aient commis ces dégradations », ajoute-t-il, « on leur reproche d’être entrées dans une église faire une action politique ». A supposé même qu’il s’agisse de blasphème, celui-ci n’est pas pénalement répréhensible, a encore souligné Me Ghnassia.

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