Affaire Bettencourt : une nouvelle comparution au tribunal pour Woerth et De Maistre

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Même tarif, même punition pour le déroulement du procès Bettencourt, deuxième volet, pour ce retour par devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour « trafic d’influence » à l’encontre de l’ex-ministre UMP, Eric Woerth et l’ex-gestionnaire de fortune de l’héritière de l’Oréal Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre.

Le procès se tiendra jusqu’au mercredi 25 mars 2015. Eric Woerth, 59 ans, comparaît pour trafic d’influence passif, tandis que Patrice de Maistre, 66 ans, comparaît pour trafic d’influence actif.

Comme lors du précédent procès de janvier-février, concernant le premier volet de l’affaire Bettencourt, la défense n’a pas obtenu la nullité de l’ordonnance de renvoi des sieurs De Maistre et Woerth.

La précédente audience traitait du volet « abus de faiblesse » envers Mme Bettencourt. De Maistre et Woerth ont comparu, à l’époque, avec 8 autres prévenus. Le jugement de ce procès, premier volet de l’affaire Bettencourt « pour abus de faiblesse » est mis en délibéré au 25 mai 2015. Le ministère public avait demandé un non-lieu à l’encontre d’Eric Woerth et 3 ans d’incarcération, dont 18 mois de sursis assorti de 375 000 euros d’amende, pour Me De Maistre.

Les peines encourues pour le 2ème volet de l’affaire Bettencourt

Après le refus de l’ordonnance de nullité, la défense des sieurs Woerth et De Maistre a insisté sur le « caractère illicite » des enregistrements clandestins, preuves matérielles ayant permis l’ouverture du procès.

Le Président du tribunal, Denis Rocou, a préalablement demandé à Me De Maistre de reparler de son parcours professionnel d’expert-comptable, de commissaire aux comptes et d’auditeur auprès du « family office » des Bettencourt. Parcours que Me De Ma istre a résumé. Par la suite, Me Rocou a rappelé les faits qui ont conduit à l’actuel procès. Pascal Bonnefoy, l’ex majordome de Mme Bettencourt , a effectué des enregistrements clandestins en 2009-2010. Le dossier s’appuie essentiellement sur un enregistrement de 2010, dabs lequel Me de Maistre, alors directeur général, relate à Mme Bettencourt les raisons de l’embauche de Florence Woerth, alors qu’elle ne « correspondait pas au profil recherché ».

En échange de cet emploi, au sein des sociétés de gestion de la fortune Bettencourt, Me de Maistre s’est vu offrir, le grade de chevalier de la légion d’honneur. Ces interventions mutuelles se sont déroulées en 2007.

Le tribunal a joint le dossier au fond, a renouvelé l’examen de personnalités des prévenus. Avant ce procès, le parquet s’est prononcé pour un non-lieu en faveur des accusés.

Les deux prévenus nient les faits, ils risquent 10 ans d’incarcération et 150 000 euros d’amendes, ainsi que l’interdiction potentielle des droits civiques etl’interdiction d’exercice de toute fonction publique dans cette affaire de trafic d’influences.

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