Un plan social assorti de licenciements : mauvaise nouvelle pour les salariés de Dim.

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Les salariés de Dim sont sous la menace d’un vaste plan de licenciements, quelques mois après le rachat du groupe. C’est ce qui attend le groupe Dim, après l’annonce du plan social du mercredi 15 avril 2015. Un plan de restructurations qui touchera certainement le site du groupe sis à Autun (Saône et Loire).

D’après Frédéric Besacier, délégué syndical CFE-CGC chez Dim, l’ordre du jour du Comité central d’entreprises (CCE) comprend « la présentation préliminaire du projet de restructuration de la Société Dim SAS ». Des documents « livre 1 » et « livre II » seront remis. Ces livrets regroupent les suppressions d’emplois, ainsi que les mesures d’accompagnement, et les raisons économiques du plan.

Cette réunion du CCE se tiendra ce mercredi 15 avril 2015, à Rueil-Malmaison au siège de Dim. Une réunion du CE aura, ensuite, lieu le jeudi 16 avril à Autun.

Les syndicats étaient pourtant confiants lors du rachat du groupe, en septembre 2014. Un groupe textile américain HanesBrands (HBI) avait racheté pour 400 millions d’euros la maison mère DBApparel, à un fonds d’investissement américain Sun Capital Partner, propriétaire de Dim depuis 2006. Sous le règne de Sun Capital, le groupe Dim a perdu 25% de son effectif.

Des licenciements sous couvert d’une stratégie de croissance

Un article du Parisien affirme que HanesBrands procédera à 400 suppressions d’emplois dans tous les sites en France, dont 160 à Autun, qui compte 850 agents. A l’heure actuelle, le groupe Dim emploie 1 500 salariés. Le quotidien parle de départs volontaires et de préretraites.

La direction, qui n’a pas voulu commenter, tient à préciser que les représentants du personnel seront les premiers informés, cette semaine, quand « au plan d’intégration de DBApparel au sein de HBI et ses impacts ». De plus, elle souligne que ce plan est le premier échelon « d’une stratégie de croissance »,face à un contexte économique ardu, et à la forte baisse de l’euro face au dollar.

Un communiqué sera fourni, mardi, aux représentants du comité d’entreprise européen. Frédéric Besacier, amer, se désole en affirmant que Dim est une entreprise qui marche bien, que c’est une excellente marque, sinon le prix de vente avec Sun Capital n’aurait pas été aussi élevé. De plus, Dim possède plusieurs sites européens, notamment en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, et des ateliers en Slovaquie et en Roumanie.

Si la convocation du comité d’entreprise européen est évoquée, hormis le siège et les sites français, d’autres sites européens risquent d’être touchés par cette vague de licenciements massifs, s’inquiète le délégué syndical.

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