Paris-Roubaix : Les coureurs surpris par le passage d’un TGV en pleine vitesse à un passage à niveau

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Dimanche 12 avril, à 85 km de l’arrivée du Paris-Roubaix, les coureurs ont été surpris par le passage d’un TGV à pleine vitesse alors qu’ils s’apprêtaient à traverser un passage à niveau. Surpris mais également prêts à tout pour gagner la course, certains coureurs ont osé traversé les rails malgré le passage du TGV sous leurs yeux. Heureusement pour eux, aucun drame n’est survenu.

Certains coureurs sont passés

Il est certes interdit de traverser lorsqu’une barrière est abaissée, mais le passage d’un quelconque train sur les rails n’était pas non plus prévu dans cette course, expliquent certains coureurs. Comme Florian Sénéchal (Cofidis) qui a confié qu’il avait eu peur en traversant les rails, mais s’était aussi dit qu’il fallait avancer pour gagner la course.

«J’ai eu très peur. J’ai regardé avant de passer. J’ai vu le train arriver et je me suis dit sur le coup: «C’est Paris-Roubaix, je ne m’arrête pas». Ce n’est pas normal que le train passe. On a Internet, on a tous des téléphones, on peut appeler la SNCF en leur disant qu’on passe. Ce n’est pas normal au niveau de l’organisation. La sécurité des coureurs est en jeu. Tous les ans, c’est la même chose.»

Les organisateurs n’ont rien pu faire

De leur côté, les organisateurs n’ont pas profité de cet incident pour déclasser les retardataires. Thierry Gouvenou, le directeur de course a expliqué :

«En neutralisant la course pendant quelques instants, pour ne pas pénaliser ceux qui se sont arrêtés, on a respecté l’esprit du règlement.»

Il a également indiqué que malgré le règlement en vigueur dans ce genre de compétition, ils ne sont pas en mesure d’interdire aux trains de passer. Ils ne peuvent que se plier aux événements qui se produisent en cours de route.

«On n’a pas de chance. En semaine, on a l’impression que les trains sont toujours en retard et là ils sont à l’heure (sourire). On ne peut pas supprimer les trains car la SNCF ne veut pas. On est contraint par ça. On est dans une zone de 15 kilomètres où on traverse cinq fois la même ligne de chemin de fer. Est-ce qu’on doit supprimer Arenberg et les secteurs pavés dans le coin parce que des trains passent? C’est une équation difficile à résoudre.»

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