Les parents d’un enfant autiste risquent 4 et 6 ans de prison pour avoir provoqué la mort de leur enfant

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Les parents d’un enfant autiste encourent une peine de 4 et 6 ans de prison pour avoir enfermé leur enfant à clef pendant trois jours et entraîner sa défenestration.

Une découverte macabre

Le corps du jeune Laurmand, un enfant autiste de 16 ans a été retrouvé le matin du 8 novembre 2007 en bas de son immeuble de Sainte-Geneviève-des-Bois, par une habitante du quartier. Après avoir inspecté les lieux, la femme s’est aperçue que sept étages plus haut, la fenêtre d’un des appartements était ouverte. Les policiers venus sur les lieux ont par la suite contacté la mère du jeune enfant qui se trouvait à ce moment là à 120 km de là, à Evreux, chez des amis.

Une peine plus lourde pour la mère

Pour avoir délaisser son fils souffrant d’un autisme sévère pendant trois jours chez elle, alors qu’elle était très bien consciente que ce dernier ne pouvait pas se comporter comme une personne normale, la mère de famille risque la peine la plus lourde, jusqu’à 6 ans de prison. Son compagnon quant à lui risque 4 ans de prison pour « délaissement de personne hors d’état de se protéger ayant entraîné sa mort ».

De fausses excuses

En comparution devant la justice depuis mardi 3 février, les deux accusés ont dans un premier lieu plaidé coupable d’avoir délaisser leur enfant. La mère était la première à reconnaître ses torts après avoir tenté de convaincre le jury avec l’hypothèse du suicide. Finalement, elle a avoué qu’elle n’aurait pas dû laisser son fils tout seul tout en sachant qu’il était incapable de se débrouiller tout seul au quotidien.

« Je n’aurais pas dû laisser mon fils seul. J’ai négligé ses soins, j’ai négligé à quel point il était malade ».

Mais ce mea-culpa n’a pas convaincu l’avocat général chargé de cette affaire, Saliha Hand-Ouali qui a affirmé n’avoir pas « perçu d’autocritique sincère » de la part des parents qui « mentaient encore onze jours avant le procès alors qu’ils ont eu huit ans pour réfléchir ». Pour cet avocat, il s’agit tout simplement d’un « acte criminel ».

Le sort de ces deux parents devait être connu dans l’après-midi de ce jeudi.

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