Economie : afin de restaurer la croissance, l’OCDE recommande à la France une réforme fondamentale du marché du travail.

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L’évaluation de la croissance française est estimée à 1,1% pour 2015 et 1,7% en 2016. Une lente progression qui n’engendrera pas de baisse significative du chômage, et n’occasionnera pas de nouvelles perspectives d’embauche massive.

Les espoirs du gouvernement français face à ces données sont refroidis. Afin de restaurer la croissance économique, l’OCDE recommande à la France un redressement spécifique du marché du travail, assorti d’une intensification des efforts déjà effectués.

Selon l’OCDE, seule une réforme fondamentale du marché du travail sera pourvoyeuse de créations d’emplois, dans le but de retrouver la croissance et d’accroître la compétitivité.

Les points positifs des efforts fournis et leurs limites

Si l’OCDE apprécie les mesures prises, notamment la CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le « Pacte de responsabilité et de solidarité » qui entraîneront une baisse de coût de travail, avoisinant les 30 milliards d’euros en 2017, soit 1,5 point du PIB. De plus, en 2013, la simplification des procédures de licenciements collectifs pour les entreprises en difficulté économique, est une mesure positive.

Toutefois, le gouvernement doit consentir à des efforts supplémentaires pour la lutte contre le faible taux d’emploi des jeunes et des seniors de 60 ans et plus, ainsi que le chômage de longue durée. Ces lacunes creusent les inégalités, et freinent la croissance économique..

Les recommandations concrètes de l’OCDE

La première recommandation est relative au CDI. Selon l’OCDE, la protection du salarié par la CDI freine la mobilité, même si les procédures de licenciements collectifs, et celle de la rupture conventionnelle ont été mise en place. La simplification et la réduction des procédures de licenciement, en termes de CDI suivi d’une protection des revenus entre deux emplois, s’avèrent nécessaires.

La deuxième proposition concerne la création d’un contrat unique qui comprend les mêmes coûts et les mêmes procédures de résiliation qui s’appliquera à tous les contrats de travail à durée indéterminée. En contrepartie, les licenciements seront calculés sur la base de l’ancienneté.

La troisième proposition est basée sur la diminution des coûts de main d’œuvre, qui sont actuellement prélevés sous forme d’impôts et de cotisations sociales, et l’arrêt de l’augmentation du salaire minimum.

Enfin, une réforme de l’assurance chômage est conseillée surtout au niveau de la durée des allocations et leur condition de renforcement des participations actives de recherche d’emploi et de formation.

Lors de la conférence gouvernementale-patronat-syndicats dédiée à l’emploi dans les PME de jeudi prochain, ces recommandations feront l’objet de débats, car si le patronat adhère à l’idée de la réforme du CDI, les syndicats y sont fermement opposés.

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