Pourparlers avec Boko Haram : des incohérences au sein des autorités nigérianes

0
27

L’armée et la présidence du Nigéria annonçaient vendredi être arrivées à un accord avec le groupe islamiste Boko Haram, cette transaction impliquerait la mise en vigueur d’un cessez-le-feu et la libération des 219 lycéennes enlevées à Chibok. Ce même jour, les déclarations plus tardives des services de sécurité du pays contredisent ces allégations.

Les déclarations divergentes des hauts responsables nigérians jettent le flou sur d’éventuels pourparlers avec Boko Haram. Hassan Tukur, le premier secrétaire de la présidence a ainsi révélé à l’AFP la conclusion d’un accord qui prévoyait notamment un cessez-le-feu. Ces propos ont été confirmés par le chef d’Etat-major de l’armée qui dit : « Ils nous ont assurés qu’ils avaient les filles et qu’ils les relâcheraient« . Il poursuit en disant avoir « donné des directives aux chefs des différents corps de l’armée afin que l’on s’assure que ces récents développements soient appliqués sur le terrain ».

D’un autre côté, interrogé à ce sujet, le responsable du Centre national d’information tient un autre discours, disant que : « Cet aspect n’a pas encore abouti » mais qu’on s’en rapprocherait de plus en plus. Espoir déçu donc pour les familles, avec ces faits qui surviennent plus de six mois après l’enlèvement des jeunes filles.

Ne manquez plus aucune actualité, abonnez-vous à notre newsletter VIP.