Naufrage mortel sur la Seine à Paris en 2008 : la vitesse et le cannabis mis en cause

0
16

Le drame s’est produit le 14 Août 2008 à Paris lorsqu’un navire appartenant à la Compagnie des Bateaux-mouches, La Besogne, heurte un bateau de plaisance, l’Alcyone, transportant une douzaine de personnes à son bord. Ce dernier coule à hauteur du pont de l’Archevêché, derrière l’église Notre-Dame, faisant deux victimes : Virgil, un garçon de 6 ans qui fêtait son anniversaire ce jour-là , et Christophe Hamilton, 47 ans, un père de 5 enfants.

Le procès pour homicides et blessures involontaires à l’encontre du capitaine de La Besogne, le bateau à l’origine de la collision mortelle se poursuit ce jour. L’audience de lundi a permis de mettre à jour les circonstances de l’accident. Florent Bonnin, l’homme qui était aux commandes du bateau aurait consommé la veille du drame du cannabis et serait même un consommateur régulier prenant jusqu’à deux à trois prises par jour d’après les analyses auxquelles il a été soumis. Il a en outre reconnu que, effectivement, il touchait des primes en fonction du nombre de tours supplémentaires qu’il effectuait, mettant ainsi en cause la vitesse, les experts ayant estimé qu’il aurait vogué un peu plus vite pour pouvoir gagner du temps.

Le prévenu continue de contester cet argument. Pourtant, les témoignages l’accablent, comme celui de Gilles Renard, qui se trouvait sur l’Alcyone : « Nous naviguions à 6-8 km/h au moment du choc, raconte-t-il. Bien moins vite que La Besogne qui se rapprochait dangereusement. Mais je suis persuadé que le capitaine nous a vus : le quai était éclairé et notre vedette aussi. Ces bateaux, conclut-il, ont l’impression que la Seine leur appartient et que nous n’avons rien à faire là. »

Ne manquez plus aucune actualité, abonnez-vous à notre newsletter VIP.