Le plan de sauvegarde de la Scop SeaFrance et MyFerryLink fait l’objet de dissensions internes

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Le vendredi 10 avril 2015, le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer (Pas de Calais) a placé sous sauvegarde judiciaire la Scop SeaFrance et son émanation commerciale MyFerryLink, une compagnie de ferries et filiale d’Eurotunnel.

Eurotunnel envisage la vente de ses navires, qu’elle loue habituellement pour les liaisons transmanche Calais-Douvres. Pour préserver l’entreprise en difficulté, la direction de la Scop SeaFrance a réclamé cette procédure de sauvegarde. Cette procédure rend impossible, tout licenciement d’un membre du directoire, selon le porte-parole de la direction.

De son côté, lors d’une conférence de presse, le vendredi 10 avril 2015, Didier Cappelle, président du conseil de surveillance de la compagnie maritime, a annoncé qu’il procédera lors d’une réunion de conseil du lundi 13 avril, à l’éviction du directeur adjoint M.Doutrebente.

Initialement, Didier Cappelle avait tenté de se passer des services du directeur général Jean-Michel Giguet. Toutefois, une clause d’intuiti personae, liant ce responsable au contrat associant la Scop à MyFerrylink, l’en a empêché. Les renvois réclamés par Didier Cappelle, font suite à l’allocation de « rémunérations exorbitantes, et de conclusion de contrats de conseil sans en avoir avisé le conseil de surveillance ». De plus, ces deux directeurs auraient discuté, de la reprise de la société avec un investisseur, sans en référer le conseil, acte assimilable à de la « trahison ».

Selon le porte-parole de la direction, le directoire de MyFerrylink doit obligatoirement se composer d’un président et d’un directeur général adjoint. De plus, en ce qui concerne la reprise, les contrats ont été signés au vu et au su de tous, et les salaires des deux dirigeants avoisinent les 10 000 euros mensuels.

Raphaël Doutrebente souligne que le harcèlement et les invectives du conseil de surveillance et de quelques membres du comité d’entreprises, dure depuis deux ans. D’autre part, la Scop attend les résultats d’un appel effectué devant un tribunal britannique.

L’autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) avait estimé que la Scop usait de monopole, au détriment du Danois DFDS et du britannique P&O, en ce qui concerne la liaison maritime avec Douvres (Angleterre). Le jugement sera prononcé vers le début mai, au plus tard, selon M. Doutrebente.

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