Marseille : Ségolène Royal réclame de nouvelles analyses sanitaires à Alteo pour le problème des boues rouges

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Ségolène Royal, la ministre de l’environnement, a requis d’autres analyses sanitaires pour « une parfaite information du public », quant au rejet de boues rouges par l’usine Alteo de Gardanne, producteur d’alumine. Pour ce faire, elle a suspendu l’enquête publique, sur les futures conditions d’exploitation d’Alteo.

En effet, d’après un récent rapport sur les risques sanitaires, liés à la consommation de poissons pêchés, sur la zone de rejet, l’ANSES ou Agence Nationale de sécurité sanitaire, regrette qu’Alteo, qui rejette des boues rouges en Méditerranée depuis plus de dix ans, n’a fourni « qu’un nombre très limité de données de contamination des poissons ». Ainsi, cet organisme conseille d’autres prélèvements sur les oursins, les poulpes, et les calamars sur d’autres zones en mer, afin d’optimiser les comparaisons.

Suite à ce rapport de l’ANSES, la ministre de l’environnement demande la réalisation d’une nouvelle campagne de pêche pour déterminer les conséquences effectives des rejets de métaux lourds, tels le mercure, l’aluminium, l’arsenic, entre autres. Elle souhaite l’association de l’ANSES « à la conception du plan d’échantillonnage » et à la désignation du laboratoire de mesure de la contamination des poissons prélevés.

Alteo, dans un communiqué, précise que les poissons prélevés, par la société, concernaient des espèces visés par le rejet, car pêchés sur le site, ils pouvaient être commercialisables. Les céphalopodes et les oursins ne figuraient pas dans la zone de pêche analysée.

Les études existantes démontrent la présence de mercure et d’arsenic dans certains poissons, et certifient que les rejets d’Alteo, n’entraînent pas de surexposition des poissons, ajoute la direction de l’usine. Alteo promet que le futur projet d’exploitation envisage, la réduction de « 99,95% du flux de mercure rejeté en mer ».

Le maire PCF de Gardanne, Roger Meï, appuie Alteo. Il tient à signaler que l’usine Alteo a investi des filtres presse de 30 millions d’euros, pour préserver l’environnement, et souhaite que l’Etat, doit conserver cette industrie, car 700 emplois directs et indirects sont concernés.

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