Marseille : le char des patients détenus de Baumettes parmi les participants du carnaval de Marseille.

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Des patients du service médico-psychologique régional (SMPR) des Baumettes créent depuis 7 semaines un char sur le même « bric-à-brac » pour le défilé du carnaval de Marseille du 11 avril 2015.

L’an dernier, en liaison avec les patients et soignants de l’hôpital Edouard-Toulouse, ils avaient déjà élaboré des colonnes de carton du char du collectif Charivari. Malheureusement, des problèmes de procédures les ont empéché de faire partie de la fête.

Selon André Péri, président du collectif et infirmier en psychiatrie, Charivari construit « une tour de Babel originale » composée de bric-à-brac. Ce qui importe c’est le travail collectif et non la grandeur de la tour.

Le char représente un grenier entre 4 murs où sont stockés des objets choisis par chaque patient détenu. Les objets fabriqués font 4 à 5 fois leur taille habituelle. Les objets sont sortis du grenier et mises sur des étagères autour du char, pour leur redonner une utilité. La similitude avec la prison n’est pas fortuite, car lors d’un emprisonnement et une mise à l’écart, la sortie de détention rend à nouveau utile.

D’après François Simon Wawrzyniak psychiatre au SIMPR des Baumettes, il s’agit également de montrer aux familles des patients détenus, donc à l’extérieur, ce qui est fait à l’intérieur. Le char illustre ce concept, car il est entièrement monté à l’intérieur pour que les détenus puissent le voir, puis il est démonté, et remonté à l’extérieur du lieu de détention.

Par ailleurs, le travail manuel stimule les capacités intellectuelles et évite de se focaliser sur les médicaments. Si un travail de création s’enlise, c’est le signe effectif d’un problème chez le patient mis en cause.

Parallèlement, le travail manuel permet de situer le niveau de motricité du malade.

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