Marseille : la future hausse d’impôts provoque l’indignation générale

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Lors de la précédente campagne électorale, Jean Claude Gaudin (UMP) avait parlé de stabilité fiscale. Pourtant, trois ans après les élections, le conseil municipal validera ce lundi matin, un rapport sur le budget primitif, et un autre texte sur la fiscalité locale. Il en découlera une hausse de 4,9% pour la taxe d’habitation, la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti.

Des hausses indispensables selon l’équipe municipale

Le budget primitif s’élève à 1,441 milliards d’euros comprenant 1,18 milliards d’euros de fonctionnement, et 423 millions d’euros d’investissements. Pour justifier la hausse, la majorité municipale souligne que, même si des économies ont été opérées au niveau du fonctionnement, et des investissements, et que l’endettement a atteint un certain équilibre, l’état a imposé un déficit si conséquent, que les seules mesures d’économies n’ont pas réussi à compenser. Une explication relayée par Roland Blum (UMP), adjoint délégué aux finances, en mettant l’accent sur la réduction de la dotation globale de fonctionnement depuis 2014. Quand à Jean Claude Gondard, directeur général des services, il souligne la diminution de trois-quart du budget d’investissement par l’état, ainsi que le surcoût financier de 22 millions d’euros de financement, alloué à la réforme des rythmes scolaires.

Une grogne généralisée du côté des détracteurs de la hausse

Jean Marc Coppola du Front de Gauche s’insurge contre l’augmentation des impôts, qui sont davantage orientés pour armer les policiers communaux, que pour suppléer les parents d’élèves obligés, de mettre la main à la poche, pour le financement des activités préscolaires, du fait de la réforme controversée des rythmes scolaires. Cet élu lance un appel à pétition pour l’annulation de la hausse d’impôts à Marseille.

Même du côté des socialistes, cette hausse est jugée désastreuse. D’après Stéphane Mari, président du groupe socialiste, la municipalité refuse de réduire les fonds attribués au Cercle des nageurs, ou de diminuer les 13 millions d’euros du partenariat public-privé du Vélodrome.

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