Lyon : le doggy bag revisité par la start-up TakeAway

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Trois étudiants sortants de l’IFAG (école de management de Lyon) veulent revisiter le concept du doggy bag, l’emballage de récupération des restes de repas au restaurant, largement usité depuis une trentaine d’années aux Etats-Unis. Ces futurs entrepreneurs, lauréats du concours du Medef de Lyon, nommé les lions de demain, décident de créer la start-up TakeAway, un an plus tôt. Leur objectif premier est la lutte contre le gaspillage alimentaire. Ils fournissent des boîtes novatrices aux restaurants, depuis octobre 2014.

Des produits personnalisables pour faire évoluer les mentalités

D’après Victor Marostegan, l’un des associés, l’accent a été mis sur l’esthétique et la pratique en proposant des boîtes en carton, étanches, équipées d’une poignée ergonomique. De plus, les établissements peuvent personnaliser les boîtes « aux couleurs de leur restaurant pour fidéliser la clientèle ».

Une cinquantaine de partenariats avec des restaurants de la région a été convenu avec le trio de TakeAway. Ils sont également parrainés par Jean-Paul Lacombe, chef du Léon de Lyon, et ont obtenu le soutien de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie). Ils projettent aussi de conquérir le marché national en ciblant 300 restaurants à fournir jusqu’à fin 2015.

Toutefois, ils regrettent la difficulté à faire évoluer les mentalités. Selon un restaurant partenaire, peu de clients font usage du doggy bag. Un autre restaurateur gérant d’un bouchon du vieux-Lyon, se désole que seuls les clients étrangers réclament le doggy bag.

Victor Marostegan admet une réticence des français à changer de comportement. Soit parce qu’ils ont honte de demander, soit parce qu’ils attendent une proposition de la part du restaurateur. Pour ce faire, TakeAway va proposer une signalétique en privilégiant le visuel sur les menus, les vignettes à afficher dans le restaurant, ainsi que la pose de pancartes à l’entrée. Selon ses données, environ 230 grammes d’aliments préparés en moyenne et par personne sont mis à la poubelle, quotidiennement.

Selon la Commission Européenne, les restaurants produisent 14% des déchets alimentaires annuels, tandis que 40% proviennent des foyers.

Néanmoins, un sondage de la DRAAF (Direction Régionale de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt de Rhône Alpes, révèle que 75% des français sont prêts à user du doggy bay. Un énorme travail de sensibilisation attend le trio de TakeAway.

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