Un joueur de basket de Rouen licencié pour avoir partagé un tweet sur Charlie Hebdo

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Akin Akingbala, le pivot nigérian de Rouen vient de recevoir la notification de son licenciement du SPO Rouen le 17 février. Un licenciement qui fait suite à un message relatif aux attaques contre Charlie Hebdo, partagé par le joueur le 9 janvier sur Twitter.

Renvoyer pour atteinte à l’image du club

« Je ne suis pas Charlie, je suis Ahmed, le policier mort. Charlie a ridiculisé ma foi et je suis mort en défendant son droit de le faire. »

Diffusé par un chroniqueur du quotidien flamandStandaard, Dyab Abou Jahjah, sur Twitter le 8 janvier, ce tweet a causé le renvoi du basketteur du 31 ans de son club qui est l’actuel quatorzième de la ProA.

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Selon l’avocat d’Akin Akingbala, le club de Rouen a confié que le joueur avait « porté atteinte à son image en partageant ce tweet ».

Un prétexte de licenciement

Mais pour l’avocat du joueur, Romuald Palao, le message partagé par Akin Akingbala n’avait rien d’infâme et le club a juste choisi ce prétexte pour virer un joueur dont il voulait se libérer depuis déjà plusieurs mois. L’affaire a été déféré devant le conseil des prud’hommes de Rouen.

«Ce message n’a rien d’infamant. Akin Akingbala est chrétien. Dans son esprit, cela n’avait rien à voir avec la religion. C’était une manière de dire qu’il fallait aussi parler des policiers et pas seulement de Charlie Hebdo.»

Plusieurs avertissements avant le licenciement

Pour sa défense, le club de Rouen a expliqué à l’AFP que le joueur a déjà fait l’objet de plusieurs avertissements avant son licenciement dont le principal motif est le « non respect des clauses de son contrat de travail ». Akin Akingbala qui a quitté le club mardi matin, réclame pour sa part le paiement de ses salaires entiers jusqu’à la fin de saison, équivaut à 45 000 euros.

Le verdict sera connu le 4 juin prochain.

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