Les anti-vaccins gagnent du terrain aux Etats-Unis

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Après la France, c’est au tour des Etats-Unis de commencer à voir les effets nuisibles du phénomène anti-vaccin. Ce phénomène en vogue a entraîné une recrudescence des cas de coqueluche et de rougeole au pays de l’oncle Sam. Une recrudescence qui serait 10 fois plus contagieuse que le virus Ebola.

Aux Etats-Unis, les personnes refusant la vaccination deviennent de plus en plus nombreuses. Il existe même un mouvement de parents anti-vaccin dirigé par l’actrice et l’ex playmate Jenny McCarthy. Cette dernière reproche à la vaccination d’être la cause de l’autisme de son fils.  D’autres parents refusent également de faire vacciner leurs enfants. C’est le cas en France d’un couple qui a été convoqué au Tribunal de grande instance d’Auxerre, ce jeudi 9 octobre. Ils ont refusé de faire vacciner leurs enfants  en bas âge contre la poliomyélite, la diphtérie et le tétanos, alors qu’aux Etats-Unis c’est une obligation de se conformer aux recommandations vaccinales. Cette situation est préoccupante car la population générale qui se pose des questions sur le bien-être de la vaccination est de 21%, selon les enquêtes de l’InVS et de l’INPES.

Cependant pour certains acteurs de la santé, les désinformations sur le sujet sont nombreuses. C’est le cas par exemple de la série d’articles publiés dans la revue britannique The Lancet qui évoquait l’existence d’un rapport entre la survenue d’autisme et la vaccination contre la rougeole. Selon Antoine Flahault, Directeur de l’Institut de santé globale,  il a été prouvé que tous ces articles se révélaient inexacts et malhonnêtes.  Pour lui, ceci montre que les escrocs chez les scientifiques et les médecins sont partout dans le monde.

« Beaucoup de désinformations sont véhiculées par certains scientifiques. Les parents doivent savoir cela. De plus, certains risques  suspectés sont associés à des vaccins, ce qui est parfois difficile à dissiper sur le plan scientifique. Ces risques sont liés à la survenue de maladies pour lesquelles l’état des connaissances sur leur cause n’est pas bien établi. C’est le cas de l’autisme et la sclérose en plaques » a-t-il fait savoir.

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