Cinq projets d’attentats sur le sol français stoppés par la DGSI depuis 2013

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Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a communiqué le bilan de la lutte antiterroriste depuis août 2013, le 17 décembre en Conseil des ministres.

Le gouvernement estime que la France, « comme les autres pays européens, fait face à une menace terroriste inédite », précisant que 13 filières d’acheminement vers l’Irak et la Syrie ont été démantelées depuis un peu plus d’un an. Citant la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le compte-rendu du gouvernement indique : « Depuis août 2013, cinq projets d’actions terroristes sur le territoire national ont été déjoués par la DGSI, impliquant des individus de retour en France ou qui n’avaient pas quitté le territoire national ». Ces attaques avortées ont visé plusieurs départements, quatre d’entre elles ont été orchestrées par des jihadistes revenus de la Syrie et la cinquième par un jeune homme du Rhône-Alpes dont les frères étaient partis faire le jihad.

Le compte-rendu montrent quelques chiffres qui prouvent à quel point la menace est présente. Depuis janvier 2014, on assiste à un redoublement du nombre de ressortissants français ou résidents habituels en France qui sont en relation avec les « filières terroristes » de Syrie et d’Irak, soit plus de 1200 au 15 décembre. Un quart d’entre eux se sont fraichement convertis à l’Islam et près d’un tiers sont des femmes. Le gouvernement souligne néanmoins que depuis la mise en place d’un numéro vert, plus de 600 alertes de cas souspects ont été signalées, « empêchant plusieurs dizaines de départs »

Sur ce total, 60 personnes sur les 390 Français ou résidents présents en Irak ou en Syrie auraient péri et 231 sont en transit vers ces destinations. Les retours auraient augmenté de moitié depuis le début des bombardements de la coalition en septembre : 234 Français ou résidents ont quitté la Syrie, 185 d’entre eux ont regagné la France.

 

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