Jean-François Copé démissionne de la présidence de l’UMP

0
220

Jean-François Copé a annoncé, ce 27 mai, qu’il démissionnait de la présidence de l’UMP, un départ qui ne sera effectif qu’à compter du 15 juin prochain. A cette date aura également lieu la démission de l’ensemble de la direction de l’UMP.

L’affaire Bygmalion comme tableau de fond

L’affaire Bygmalion a éclaté au mois de février, avant les élections municipales. En effet, Le Point a révélé que cette société, fondée par Bastien Millot et Guy Alves, des intimes de Jean-François Copé, avait empoché la somme de 8 millions d’euros de l’UMP pour l’organisation des meetings et campagne du parti en 2012. Cette accusation est rapidement confirmée par Libération qui détaille les différentes prestations facturées par Bygmalion. Les médias se déchainent et si les premières cibles étaient le président de l’UMP, le vent tourne et c’est désormais Nicolas Sarkozy et son équipe de campagne qui sont sous le feu des projecteurs.

Me Maisonneuve, le représentant de la société incriminée, lance « On parle de l’affaire Bygmalion, c’est plutôt l’affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy » en avançant comme preuve les fausses factures réalisées puisque la société Bygmalion a été contrainte de facturer à l’UMP des prestations réalisées pour la campagne de Sarkozy.

Me Maisonneuve évoque les fausses factures

Les révélations de Jérôme Lavrilleux

Si les premières enquêtes sur l’affaire Bygmalion faisaient état d’un favoritisme envers Jean-François Copé, elle a rapidement découlé sur les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Au cours d’une interview sur BFMTV, Jérôme Lavrilleux se livre à un déballage, qui causera la démission de Copé de la présidence de l’UMP. En effet, il déclarera alors – au bord des larmes – que les factures produites par Bygmalion étaient produites pour masquer les dérives des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 qui étaient légalement à l’ordre de 22,5 millions d’euros.

Lors de cette interview, Lavrilleux expliquera qu’il y a eu « des factures présentées à l’UMP qui correspondaient à des dépenses faites pour la campagne » et tentera de disculper Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy en contestant « toute malversation ».

Les révélations de Lavrilleux ont en tous cas précipité la chute de Jean-François Copé, qui a fini par annoncer sa démission de la présidence de l’UMP ce mardi 27 mai 2014.

Jean-François Copé et Jérôme Lavrilleux

Ne manquez plus aucune actualité, abonnez-vous à notre newsletter VIP.