« Je suis Charlie » : Plus de 50 demandes de dépôt de marque à l’INPI. Joachim Roncin réclame un droit d’auteur exclusif

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L’INPI ou Institut national de la propriété intellectuelle a reçu une cinquantaine de demandes de dépôt de marque depuis l’attentat du mercredi 7 janvier qui a visé Charlie Hebdo. Un usage (presque) mercantile du slogan Je suis Charlie qui désole son inventeur Joachim Roncin, directeur artistique et journaliste musique chez Stylist magazine.

Mise à jour

Après avoir déclaré publiquement son regret face à l’exploitation mercantile du slogan Je Suis Charlie dont il a été le créateur, Joachim Roncin, 39 ans, qui travaille pour le magazine parisien Stylist, a décidé d’en réclamé son droit d’auteur exclusif. Une démarche qu’il entend réalisé avec l’accord de Charlie Hebdo afin de mettre un frein à l’engouement planétaire autour du slogan Je Suis Charlie.

« Franchement, je suis choqué par tout ce qui se passe avec les gens qui veulent faire du commerce. Je pense que ça dévalorise profondément le sens et le message initial de ce slogan. En ce moment, je travaille avec les avocats sur les actions à mettre en place pour lutter autant que possible contre cette récupération. Parce qu’une chose est sûre : beaucoup de gens disent que les bénéfices iront à Charlie Hebdo, aux associations, mais il faut savoir si c’est vrai ou pas ».

Des appareils et instruments scientifiques

La première demande déposée quelques jours après l’attentat de Charlie Hebdo auprès de l’INPI a été celle des « appareils et instruments scientifiques » qui concernent notamment des extincteurs, des balances ou encore des lunettes.

200 à 225 euros par demande

L’engouement est tel que les demandeurs semblent même négliger le coût d’une demande déposée à l’INPI qui s’élève à 200 euros pour une demande en ligne contre 225 euros pour une demande en papier. Ce tarif concerne chaque demande déposée pour trois classes de services ou de produits. A chaque classe supplémentaire s’ajoute ensuite 40 euros. A noter qu’il existe 45 classes supplémentaires à l’INPI.

Une utilisation mercantile du slogan

Joachim Roncin, directeur artistique et journaliste musique chez Stylist magazine, celui qui est à l’origine du slogan Je suis Charlie, dénonce pourtant une utilisation trop mercantile de ce dernier. Sur son Twitter, il a déclaré que tout le monde pouvait utiliser librement l’image et le message mais qu’il regretterait juste toute utilisation mercantile.

Les commissions devront revenir à Charlie

Comme l’avaient promis de faire les kiosquiers à la sortie de l’édition du mercredi 14 janvier de l’hebdomadaire Charlie Hebdo, toutes les entités qui exploitent le slogan Je suis Charlie devraient également s’engager à reverser les commissions à la fondation Charlie. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Parmi ceux qui ont décidé de faire pareil, on retrouve les sites comme eBay et Amazon qui ont promis de verser les bénéfices de leur vente autour de Charlie à la fondation du même nom. Plusieurs sites qui ont été également créés autour du slogan ont été redirigés dernièrement vers le site de Charlie Hebdo. On citera notamment l’adresse jesuischarlie.fr de la société de conseil Coactiveteam et le site Jesuischarlie.net qui a également fait de même suite à la polémique créée après la mise en vente d’un t-shirt à 21,40 euros en ligne.

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