Harcèlement, djihadisme : les réseaux sociaux obligés de jouer les régulateurs

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Au festival SXSW d’Austin, aux Etats-Unis, Jeffrey Rosen, le président du National Constitution Center, a interrogé Monika Bickert de Facebook et Matthew Zimmerman de Twitter.

Les responsables respectifs de la gestion des contenus des deux géants des réseaux sociaux, s’expriment sur la régulation desdits contenus, au sujet des questions de harcèlement des femmes et des minorités, et de l’accroissement du nombre de contenus djihadistes. Les responsables de la gestion de contenus sont les décideurs au niveau des censures, ou des libertés d’expressions concernant les messages et photographies qui leur sont proposés avant publication.

Les paradoxes des réseaux sociaux

Les contradictions sont nombreuses selon M. Zimmerman de Twitter car d’un côté, ce réseau doit à la fois, respecter la liberté d’expression tout en tenant compte de la nécessité de créer une communauté.

Pour satisfaire au nouveau lobby de la régulation, Twitter a recruté davantage de modérateurs, et établi des règles plus strictes en matière de modération de contenus.

M. Bickert de Facebook préfère adapter ses contenus aux différents pays où Facebook est présent. Un contenu qui peut choquer dans un pays n’y sera diffusé, alors qu’il le sera dans un autre pays indifférent au même contenu. Tout est question de confiance, et lorsque les utilisateurs sont confiants, ils partagent, selon ses propos.

Les arbitres de la liberté d’expression

Les réseaux sociaux deviennent ainsi les nouveaux arbitres de la liberté d’expression, de ce que les utilisateurs des réseaux peuvent ou non écrire, alors que ce rôle revient normalement à la Justice.

Les réseaux sociaux reçoivent à la fois, des missives du Congrès américain leur intimant de lutter contre le terrorisme, et des menaces de mort de l’Etat Islamique, en cas de censure de propos jugés terroristes.

L’intérêt économique prime avant tout, pour les réseaux sociaux qui affirment lutter contre tout type d’exclusion et d’ostracisme, alors que contradictoirement, ils n’interdisent jamais ce type de propos, d’après le texte régissant les règles de leurs conditions d’utilisation.

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