Haïti : l’opposition organise de nouvelles manifestations anti-gouvernementales

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Des milliers de personnes sont encore venues manifester le 28 novembre devant le palais présidentiel pour réclamer le départ du président Michel Martelly et de son Premier ministre Laurent Lamothe.

Plusieurs barricades faites d’amas de pierres et de pneus enflammés ont été érigées par les manifestants dans les rues, notamment au nord de la capitale. La marche devait s’achever devant le palais national aux cris de : « A bas Martelly, à bas Lamothe chef de la corruption. Ils doivent partir », mais la police a empêché les protestataires d’y accéder. « Une fois de plus, la police contrôlée par le pouvoir a empêché la population de s’exprimer et de manifester devant le palais », estimait l’ex-sénateur Louis-Gérard Gilles. Dans une déclaration commune, une vingtaine d’organisation œuvrant pour les droits humains appelle la population à la vigilance et la responsabilité citoyenne pour éviter que cette crise pré-électorale n’empire.

Le gouvernement haïtien a repoussé les élections législatives partielles qui devaient se tenir le 26 octobre sans donner plus de précision quant à une nouvelle date. Par crainte de la mise en place d’un gouvernement par décret, l’opposition appelle ainsi au départ de l’actuel président, avant la fin du mandat parlementaire, le 12 janvier 2015. De son côté, Michel Martelly s’est adressé aux Haïtiens dans un message diffusé sur la chaîne nationale. Il y faisait part des résultats des consultations effectuées depuis deux mois pour résoudre la crise pré-électorale dans le pays. Parmi les propositions qui en ont découlé, il y en a une qui préconise la mise en place d’un Conseil qui remplacerait le parlement et que le gouvernement doit consulter pour des décisions importantes. Aucun parti de l’opposition n’avait pris part à ces consultations.

 

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