Gouvernement Valls 2 : les réactions des politiques

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La nomination des nouveaux membres de gouvernement de Manuel Valls le mardi 26 août a provoqué des réactions en chaîne chez les politiques.

Les mécontentements

A gauche comme à droite, la classe politique a fustigé les choix de Manuel Valls et l’opposition se déchaîne contre le premier ministre. Dans la ligne de mire de la droite, c’est la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la tête de l’éducation nationale tandis que la gauche désavoue la nomination d’Emmanuel Macron à l’économie.

Pour Jean-Marc Germain, député PS des Hauts-de-Seine, « Mettre un financier à l’industrie alors que notre pays a souffert de la mainmise de la finance n’est pas un bon signe. » tandis que Laurent Baumet, un frondeur du PS déclare que « La nomination de ce gouvernement est marquée par une provocation évidente : le remplacement de Montebourg par Macron (…) C’est une provocation dérisoire parce que je ne vois pas l’intérêt de l’exécutif à narguer la gauche, à lui faire des pieds de nez. Je ne comprends pas ce qu’il cherche »

Laurent Wauquiez, ancien ministre UMP et député de Haute-Loire publie sur Twitter, « Un gouvernement entre tragi-comédie et provocation contre les familles » à laquelle Pierre Lellouche, député UMP de Paris déclare que « Manuel Valls a viré les fortes têtes de son gouvernement et fait entrer ou promeut des technocrates et des seconds couteaux, appréciés pour leur docilité. Reste que ce gouvernement, sans grande stature ni relief, va rapidement voir sa base politique fondre jour après jour, à gauche, dans le PS et dans tout le pays. »

Si le président du groupe UDI à l’Assemblée nationale parle de « pseudo nouveau gouvernement », Marielle de Sarnez, première vice-présidente du MoDem qualifie cette nouvelle nomination de « remaniement sans imagination ».

Et ce ne sont là que quelques extraits des réactions des politiques qui ont montré leur mécontentement après la nomination des nouveaux membres du gouvernement de Valls.

Les soutiens

Si les mécontentements sont multiples, Manuel Valls a quand même gagné quelques points auprès de la classe politique. Jean-Pierre Bel, président PS du Sénat, déclare dans un communiqué être ravi « de voir une équipe de qualité, diverse, qui respecte le principe de parité (…) ce nouveau gouvernement répond ainsi à l’enjeu de la clarification et à la volonté d’œuvrer pour redresser le pays dans la justice sociale. Les défis liés à la situation économique, au drame du chômage et à la redéfinition d’une ambition européenne forte exigent pour y faire face que le gouvernement fasse preuve d’une solidarité sans faille et d’un dévouement, sans arrière-pensées, au service de nos concitoyens. »

Face à cette vague de critique, on est en droit de se demander comment se déroulera le vote de confiance que Manuel Valls sollicitera d’ici septembre ou en octobre.

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