France : la DGSE accusée d’espionnage massif par la FIDH et la LDH

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Délits de piratage informatique, atteinte à la vie privée et secret des correspondances électroniques, telles sont les accusations portées contre le service français de renseignement par deux ONG, la FIDH et la LDH.

« Atteintes aux libertés individuelles »

Pas de doute, pour la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’Homme, la DGSE pratique l’espionnage de masse. Le dépôt de la plainte remonte au mois de décembre dernier et s’appuie notamment sur les articles du Monde qui affirmait en juillet 2013 que « La DGSE collecte ainsi les relevés téléphoniques de millions d’abonnés – l’identifiant des appelants et des appelés, le lieu, la date, la durée, le poids du message. Même chose pour les mails (avec possibilité de lire l’objet du courrier), les SMS, les fax… Et toute l’activité internet, qui passe par Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo !… ». En exploitant cette information, la FIDH et la LDH dévoilent l’existence de délits de piratage informatique, d’atteinte à la vie privée impliquant le secret des correspondances électroniques et visent dans leur plainte le directeur de la DGSE ainsi que l’ensemble des services de renseignement français. Les deux ONG d’indiquer également que « Sous couvert de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, ce système d’interception des données privées, qui concerne autant les citoyens américains que les associations et individus étrangers, a permis à la NSA et au FBI de collecter des données matérielles hébergées par les serveurs ».

Patrick Baudouin, à la fois avocat et président d’honneur de la FIDH a alors déclaré à l’AFP que « Il est urgent que la justice française puisse s’emparer de ces atteintes graves aux libertés individuelles ».

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Journaliste spécialisée dans l'actualité internationale et people.