France : confirmation de la dissolution de deux groupes d’extrême droite

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En juillet 2013, un décret a annoncé la dissolution de « L’œuvre française » et des « Jeunesses nationalistes », suite au décès de Clément Méric, un militant d’extrême gauche, dans une rixe avec des militants proches d’un mouvement d’extrême droite au mois de juin 2013. Malgré les recours déposés par les deux groupes, le Conseil d’Etat a confirmé, ce jour, leur dissolution.

« Provocation à la haine et constitution de milice privée »

C’est en ces termes que le rapporteur public s’est exprimé lors de l’audience du 3 décembre dernier pour expliquer les motifs de la dissolution des deux structures. Une conclusion également admise par la haute juridiction, ce 30 décembre, confirmant les décisions des deux décrets du 25 juillet 2013.

Dans son arrêt, le Conseil d’Etat de relever que « L’œuvre française » a participé à des commémorations de la mort du maréchal Pétain en choisissant « des emblèmes rappelant ceux du régime Vichy et a commémoré ou fait référence dans ses publications à des personnalités favorables à la collaboration avec l’ennemi pendant la Seconde Guerre mondiale ». Au vu de communiqués, de déclarations et de différentes actions menées par l’association, le Conseil d’Etat a également jugé que les « Jeunesses nationalistes » ont incité « à la haine, à la discrimination et à la violence envers des personnes en raison de leur nationalité étrangère, de leur origine ou de leur confession musulmane ou juive ».

Face à ces décisions, Yvan Benedetti, le responsable de « L’œuvre française » de déclarer « A moins de nous dissoudre dans l’acide, Manuel Valls nous trouvera toujours en travers de sa route ».

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