Etats-Unis : formation d’une coalition contre l’Etat Islamique

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Avec le sommet de l’OTAN qui se tient actuellement à Newport, les Etats-Unis tentent de rassembler ses alliés pour former une coalition contre l’Etat Islamique.

« Pas de troupe au sol »

En promettant de « démanteler et de détruire » l’Etat Islamique, responsable de la décapitation de deux journalistes américains, Barack Obama n’a pas lancé des paroles en l’air. En effet, grâce au sommet de l’OTAN, les Etats-Unis ont la possibilité de regrouper des alliés contre le groupe de djihadistes. En marge du sommet donc, les ministres des affaires étrangères des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Danemark, de la Turquie, de la Pologne, du Canada et de l’Australie ont participé à une réunion stratégique contre l’Etat Islamique. A l’issu de cette rencontre, John Kerry de déclarer que « Il faut les attaquer de manière à les empêcher de conquérir des territoires, il faut renforcer les forces de sécurité irakiennes et les autres forces régionales qui seront prêtes à les affronter, sans engager nos propres troupes. » Chuck Hagel de son côté d’affirmer que « Ce groupe réuni ici ce matin constitue la base d’une coalition » tout en ajoutant que « C’est le groupe qui va permettre de former une coalition plus large et plus étendue dont nous avons besoin pour répondre à ce défi ». Et comme le souligne une source française l’idée serait de former « une coalition éventuellement militaire, mais on n’imagine pas agir sans un cadre légal, et « dans le respect du droit international », comme le précise François Hollande.

les Etats-Unis forment une coalition contre l'EI

Pour commencer, la stratégie globale serait la livraison d’armes aux combattants kurdes qui sont en première ligne face aux djihadistes de l’Etat Islamique dans le nord de l’Irak, le reste des actions sera encore à définir. David Cameron alors d’expliquer que « Il faut une stratégie complète afin de les mettre sous pression de toutes parts. C’est ce que nous essayons de faire à ce sommet ». Cependant, les obstacles dans la réalisation de ce projet ne sont pas à négliger puisque comme le souligne une source française « En Irak, il y a un gouvernement demandeur d’aide, c’est un cadre défini. En Syrie, vous avez un Etat, une opposition et l’Etat Islamique. C’est une opération beaucoup plus complexe au niveau politique et juridique, d’autant qu’el-Assad n’est pas un partenaire ».

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