Etat Islamique : les premiers vols de reconnaissance français en Irak

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Les choses s’accélèrent dans la lutte contre l’Etat Islamique. Suite aux derniers rebondissements, la France a décidé de lancer les premiers vols de reconnaissance en Irak à partir de ce jour.

« Nous sommes face à une menace terroriste »

La coalition internationale menée par les Etats-Unis pour combattre l’Etat Islamique est en train de prendre forme, avec plus de 40 pays prêt à former une alliance, dont la France. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a d’ailleurs bien résumé la situation en déclarant sur la radio France Inter que « Nous sommes face à une menace terroriste qui concerne l’ensemble de nos pays, et donc notre tâche est de nous défendre. » En effet, toujours selon cet officiel « Quand on est un politique responsable, il faut mesurer bien sûr le coût de l’action mais aussi le coût de l’inaction, et le coût de l’inaction c’est de dire à ces terroristes, à ces égorgeurs : « allez-y, vous avez le champ libre ». C’est dans ce contexte donc que l’armée française va mener dès lundi ces premiers vols de reconnaissance au-dessus de l’Irak « avec l’accord et des autorités irakiennes et des autorités émiraties » comme l’a annoncé le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, qui est actuellement en déplacement aux Emirats. L’objectif de ces survols sera de prendre en photo les positions des djihadistes en Irak afin de permettre la définition des cibles lors des bombardements. Le ministre de la Défense alors d’expliquer que « La France se tient prête en ces moments décisifs pour sa sécurité car c’est aussi la sécurité de la France que menace Daesh (ndlr. EI en arabe), ce pseudo Etat Islamique. »

le ministre de la défense aux Emirats

Avec ces premiers vols de reconnaissance, la France de clarifier le rôle qu’elle compte mener au sein de la coalition contre l’Etat Islamique. Une intervention que le président irakien, Fouad Massoum, soutient en déclarant sur Europe 1, « C’est exactement ce que nous voulons, nous voulons également que d’autres pays y participent (…) nous avons besoin de ce soutien aérien. »

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