L’Etat islamique instaure un nouveau programme éducatif dans les territoires occupés

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Depuis quelques mois Abou Bakr al-Baghdadi, le calife auto-proclamé de l’organisation Etat islamique a fait de l’éducation une de ses priorités absolues. Pour cela, plusieurs matières ont été abolies du programme et le port du niqab est devenu obligatoire pour les filles, entre autres mesures.

Comme il a été indiqué dans la revue de propagande Dabiq, « L’Etat islamique travaille activement à éduquer ses citoyens, à leur faire la morale et à les réprimander, impose leur adhésion stricte aux obligations islamiques (…) ». A la reprise des cours cette semaine, les écoliers des territoires occupés auront donc droit à de nouveaux programmes. Ainsi depuis août, les professeurs ne peuvent plus enseigner la musique, l’art, le sport, l’histoire, les sciences sociales, la philosophie et la psychologie. Dans la même foulée, la théorie de l’évolution et les sciences dures sont aussi proscrites.

D’après l’agence de presse AP, des documents listant une série de directives pour l’éducation ont été publiés, interdisant l’usage de certains termes comme Républiques d’Irak et de Syrie. La mention du nom du président Bachar el-Assad ainsi que les chants patriotiques sont également interdits. Khaled Musto, enseignant et directeur d’école à Deir ez-Zor, raconte : « Les filles et les garçons doivent être séparés, élèves comme professeurs. L’Etat islamique impose aussi que les filles couvrent leur visage d’un voile » Il ajoute que des hommes armés sont chargés de faire respecter ces consignes : « Si on ne se soumet pas à leurs conditions, ils nous [les professeurs, ndlr] arrêtent ou ferment les école ».

Cités par Slate, deux chercheurs de l’Institute of the Study of War disent dans une étude récente que : «  Influer sur l’éducation est l’une des pierres angulaires du système de gouvernance de l’EI et sa méthode la plus efficace pour influencer les enfants ». Des jeunes faisant partie d’un petit groupe d’activistes estiment quant à eux que ces nouvelles mesures représentent une « bombe à retardement ». Pour eux, il est beaucoup plus facile de stopper l’extension de l’EI que de lutter contre « ce lavage de cerveau ».

 

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