Wall-Street : des prévisions rendues difficiles à cause d’une lacune d’informations capitales.

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Le manque d’informations majeures, facteurs essentiels de croissance, plonge Wall Street dans une profonde incertitude. Les investisseurs ont réalisé, le risque cyclique économique des Etats-Unis. Les marchés boursiers semblent à présent, considérer le ralentissement économique, révélé Evariste Lefeuvre chez Natixis.

Un repli des indices boursiers

Si l’indice phare Dow Jones est descendu à 2,3% à 17 712,66 points, il en est de même pour le Nasdaq qui recule de 2,7% à 4 891,22 points, ainsi que de l’indice élargi Standard and Poor’s 500, indice le plus suivi,qui a perdu 2, 2 % à 2 061,02 points.

« Cela fait trois mois que l’économie ne montre pas de signe de raffermissement » d’après Evariste Lefeuvre.

En effet, la médiocrité de l’indice d’inflation, la baisse de croissance du produit intérieur, ajouté au recul de commandes des biens durables pour février 2015, ont entraîné un « ajustement ».

Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, analyse ce recul généralisé de l’économie par un repli, probablement relatif à des opérations de rééquilibrage de portefeuilles, qui pourraient avoir un effet négatif sur les entreprises de biotechnologie, dont les grosses valorisations risquent de provoquer une bulle.

Des prévisions incertaines

Les seules données exploitables concerneront les chiffres sur les revenus et dépenses personnelles, qui sortiront lundi 30 mars 2015. Les chiffres sur la confiance des consommateurs seront connus, mardi 31 mars 2015, et l’indice sur l’activité manufacturière (ISM) sera accessible le mercredi 1er avril 2015.

De plus, en raison des fêtes pascales, la bourse fermera ses portes le jeudi soir. Or, les chiffres mensuels des créations d’emplois et de chômage sortiront seulement le vendredi 3 avril.

Ces informations rares, et difficiles à exploiter rendent les prévisions incertaines sur la santé de l’économie américaine.

Dans l’attente des données sur l’emploi, les investisseurs analysent les chiffres du secteur privé, regroupés par l’entreprise ADP, pour savoir si les créations d’emplois stagnent à 200 000, ou dépassent ce seuil. Si le seuil dépasse les 250 000 nouveaux emplois et avoisine les 400 000, les marchés reprendront des couleurs.

Pour ce qui est des résultats trimestriels des entreprises, Hugh Johnson, président de Hugh Johnson Advisors précise, que les chiffres reçus, laissent entrevoir une baisse de croissance au premier trimestre 2015, par rapport au quatrième trimestre 2014. Quant à Steve Rosen de la Société Générale, il souligne que la première estimation de croissance du PIB, sera connue le 29 avril 2015, et que la saison des résultats trimestriels ne sera disponible que dans 2 semaines. Tout cela affecte le marché boursier qui devient compliqué à prédire.

Les autres facteurs de prévisions sont le dollar et la météo. Côté météo, cela dépendra de la rigueur et de la durée de l’hiver. Si la météo est similaire à celle de 2014, les investissements progresseront.

En ce qui concerne le dollar, s’il est un facteur de ralentissement de l’économie, le marché sera amené à analyser le calendrier des taux d’intérêt de la Fed (ou réserve fédéral américaine).

Depuis six ans, le taux d’intérêt est resté à un taux proche de zéro pour soutenir l’économie.

Or, ce vendredi 27 mars 2015, la présidente de la Fed, Janet Yellen a révélé qu’elle comptait relever ces taux d’intérêt cette année. Une hausse qui ralentira forcément la reprise, mais qui permettra de renchérir les financements des entreprises.

Toutefois, la hausse des taux d’intérêt renforcera le dollar, et un dollar fort risque de sanctionner les exportations et les multinationales.

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