Dons d’organes : bientôt la famille du défunt n’aura plus son mot à dire.

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Le projet de loi Santé sur le renforcement du consentement présumé au don d’organes a été reformulé par les députés. Cet amendement de la ministre Marisol Touraine, prévoit un consentement au don d’organes présumé, chez toute personne majeure décédée. Selon la loi existante, le refus de don d’organes l’emporte sur l’acceptation, en se référant au registre national des refus de prélèvement d’organes.
Le texte de loi modifié et voté ce vendredi 10 avril par les députés reprend la proposition de Jean Louis Touraine en commission, qui stipule que la famille du défunt sera seulement « informée » par le médecin du type de prélèvement à effectuer, la famille n’aurait plus son mot à dire.

La député PS Michèle Delauray, souligne que les familles préalablement choquées par le décès, refusent tout prélèvement d’organes, puis le regrettent par la suite.

Quand à Jean Pierre Scotti, président de la Fondation Greffe de vie, il soutient cette proposition de Loi qui donnera l’occasion de sauver des vies, grâce à l’augmentation du nombre potentiel de greffes.

L’UMP Bernard Debré, trouve cette loi choquante pour les familles. Chaque personne devrait décider s’il veut être donneur ou non.

L’UMP, Arnaud Richard souhaite que la décision de dire oui ou non au don d’organes devront être spécifié sur le carte vitale.

Les médecins et les infirmiers jugent « inconcevables » le fait de se passer du consentement des familles.

Les modalités d’expression et de révocation de refus de prélèvement d’organes, attendent la sortie d’un décret du Conseil d’Etat qui sortira en janvier 2017.

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