C’est bien une grenade offensive qui a causé la mort de Rémi Fraisse

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C’est à l’AFP qu’une source proche du dossier à affirmé que les examens réalisés sur le sac à dos de Rémi Fraisse ne mettaient en évidence aucune substance, sinon le TNT présent dans la grenade offensive utilisée par la gendarmerie.

Rémi Fraisse, étudiant de 21 ans originaire de Toulouse, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche lors d’affrontements particulièrement violents entre les forces de l’ordre et des manifestants opposés au projet du barrage de Sivens.

Tous les regards étaient alors braqués vers l’utilisation des grenades offensives par les forces de l’ordre. Avant même que l’enquête ne livre ses premiers résultats, le ministre de l’Intérieur avait ordonné la suspension de l’utilisation de ce type d’armes.

Or, les analyses pratiquées sur le sac à dos que portait Rémi Fraisse ont confirmé la thèse selon laquelle le jeune manifestant aurait été tué par l’explosion dans son dos d’une grande offensive.

C’est bien l’explosion de la grenade qui a causé la mort de Rémi Fraisse, a précisé la source proche du dossier à l’AFP.

L’autopsie avait déjà révélé qu’il n’y avait ni verre, ni plastique dans la plaie, ce qui aurait pu être la marque de l’explosion d’un engin incendiaire artisanal, et les analyses récentes viennent corroborer cette version car elles n’ont pas fait apparaître d’éléments chimiques entrant dans la composition des engins pyrotechniques artisanaux fabriqués par une partie des adversaires du barrage sur le site et utilisés contre les forces de l’ordre.

Une information judiciaire a été ouverte contre X pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, faits commis par une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ».

Les grenades offensives, késako ?

Les grenades offensives sont des grenades contenant du trinitrotoluène (TNT). Utilisées en dernier ressort, après le bouclier, les canons à eaux et les gaz lacrymogènes, elles provoquent une forte déflagration qui, à distance très proche, peuvent entraîner des blessures graves.

C’est en tous cas une grenade de ce type qui avait causé la mort de Vital Michalon le 31 juillet 1977, lors de la manifestation contre le surgénérateur nucléaire Superphénix de Creys-Malville, en Isère.

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