Clermont-Ferrand : six mois de prison avec sursis requis pour l’organisation d’un concours de « shooters » meurtrier

0
9

Ce lundi 4 mai 2015, « six mois de prison avec sursis, assorti de 1 500 euros d’amende et cinq ans d’interdiction d’exercer »., ces peines ont été prononcées au tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, à l’encontre de Gilles C., 47 ans.

Ce prévenu est poursuivi pour « homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité et de prudence ». Ce gérant de bar est accusé du décès d’un de ses clients, suite à un concours de « shooters ».

Le 25 octobre 2014, Gilles C a organisé dans son bar dénommé « le Starter », sis au centre de Clermont-Ferrand, un concours de consommation de shooters, des petits verres d’alcool fort. Renaud P, 56 ans, pesant entre 110 et 120 kilos, a gagné la compétition en avalant, à une vitesse record, 56 « shooters ». Il a battu le record, publié sur une ardoise du « starter »

Totalement saoul, il a préalablement été ramené chez lui, avant sa prise en charge par les pompiers et le SAMU. Il meurt, le jour suivant, d’un coma éthylique au CHU de Clermont-Ferrand.

Pour sa défense, le gérant du bar a affirmé ne pas avoir servi les 12 derniers « shooters », mais uniquement les premières « séries de 14 puis 30 petits verres ». De plus, selon Gilles C., les 56 « shooters » inscrits sur l’ardoise ont été écrits indûment car « on ne savait pas comment l’arrêter », même s’il reconnait que l’ardoise était « une erreur ».

L’avocat de la fille de la victime, Me Antoine Portal, déclare que « la violation du code de la santé publique existait dès les 30 shooters ». Quand à l’avocat du gérant, Me Renaud Portejoie, il a dénoncé la société actuelle qui estime, que « derrière chaque drame humain, une responsabilité pénale est systématiquement engagée », et il demande la relaxe de son client.

Lors de son réquisitoire, le procureur a confié que les poursuites représentent « un avertissement à l’encontre des bistrotiers qui ne respectent pas les consignes ». Le procureur qui s’est désolé, qu’ « aucun modérateur » ne soit intervenu lors des évènements, même « si le déroulement de la soirée n’est pas évident ».

La décision du tribunal est mise en délibéré, au 27 mai.

Ne manquez plus aucune actualité, abonnez-vous à notre newsletter VIP.

PARTAGER SUR