Charlie Hebdo : Le rédacteur en chef du 12/13 de France 3 remplacé à son poste pour avoir manqué de réactivité au moment des attentats

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France Télévisions a annoncé mardi 20 janvier que Régis Poullain, le rédacteur en chef de l’édition nationale du 12/13 de France 3 va être remplacé par Philippe Peaster – actuellement rédacteur en chef adjoint du 19/20, dès la semaine prochaine, pour avoir manqué de réactivité lors des attentats qui ont visé la France en début d’année.

Il parlait de soldes et de baignades hivernales

Les faits remontent au 7 janvier dernier lorsque deux terroristes armés ont attaqué les locaux du journal satirique Charlie Hebdo. Au moment même où l’attaque se déroulait, Régis Poullain, le rédacteur en chef de l’édition nationale du 12/13 parlait de tout sauf de cet événement à l’antenne. Il parlait entre autres de soldes et de baignades hivernales. Un manque de réactivité que le directeur délégué à l’information chargé des rédactions de France 2 et France 3, Pascal Golomer a qualifié d’« erreur d’évaluation ».

« Il y a eu une erreur d’évaluation de la part du rédacteur en chef Régis Poullain. »

Redirigé vers un autre poste

En guise de sanction, la direction de l’information, en la personne de M. Golomer a décidé de remplacer Régis Poullain par Philippe Peaster, l’actuel rédacteur en chef adjoint du 19/20. L’équipe sera également accompagnée par la directrice adjointe de la rédaction Agnès Molinier, de la fabrication à la diffusion du journal. Du coup, il y aura désormais trois personnes dans toutes les équipes de rédaction en chef, au 12/13 comme au 19/20, si auparavant elles avaient eu un même adjoint. Une décision qui a été prise, selon M. Golomer pour assurer une couverture optimale et en permanence de toutes les actualités en cours.

Un « crash éditorial »

Suite à la non couverture de l’attentat du 7 janvier sur la chaîne, plusieurs syndicats ont menacé de faire une grève d’une heure lundi 26 janvier. Ils réclament entre autres les résultats de l’enquête interne concernant le non traitement de l’attentat contre Charlie Hebdo qu’ils qualifient de « crash éditorial ». Ces syndicats estiment qu’à défaut d’avoir couvert l’événement en direct, les journalistes auraient pu se servir des informations déjà recueillies sur les lieux de l’attentat et les dépêches de l’AFP pour mettre à jour le journal. Les résultats d’un examen détaillé de la couverture des événements d’il y a deux semaines en France, par les rédactions de France TV Info, France 2 et France 3 seront par ailleurs connus d’ici le mois de février prochain.

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