Charlie Hebdo : Delfeil de Ton accuse Charb d’avoir « traîné son équipe » à la mort

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Le dessinateur et rédacteur en chef du journal satirique Charb – tué dans l’attentat du mercredi 7 janvier, est accusé par Delfeil de Ton, l’un des fondateurs de l’hebdomadaire Charlie Hebdo, d’avoir « traîné son équipe » à la mort. Une déclaration qui fait polémique alors que l’inhumation de Charb n’a pas encore eu lieu.

« Je t’en veux vraiment Charb »

Il y a une semaine, jour pour jour, le siège social de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a été victime d’une attaque terroriste, faisant au total 12 morts et de nombreux blessés. Charb, le dessinateur et rédacteur en chef du journal a été tué dans cette attaque. Mais au lieu d’être attristé par la disparition de ce dernier, Delfeil de Ton, le pseudonyme de Henri Roussel, un des fondateurs du journal satirique l’a accusé d’avoir provoqué la mort de toute son équipe. Dans les colonnes du Nouvel Observateur du mercredi 14 janvier, le journaliste de 80 ans a déclaré :

« Je t’en veux vraiment Charb d’avoir traîné ton équipe à la mort ».

« Il fallait pas le faire »

Dans sa chronique dans le Nouvel Observateur, Delfeil de Ton évoque l’incendie qui a eu lieu dans les locaux de Charlie Hebdo en novembre 2011. A l’époque, Wolinski – également tué dans l’attentat du mercredi 7 janvier, avait confié :

« Je crois que nous sommes des inconscients vulnérables et des imbéciles qui avons pris un risque inutile. C’est tout. »

Delfeil de Ton reprend les paroles de Wolinski en rajoutant que Charb aurait dû tirer une leçon de cette incendie pour arrêter cette provocation incessante.

« On se croit invulnérables. Pendant des années, des dizaines d’années même, on fait de la provocation et puis un jour la provocation se retourne contre nous. Il fallait pas le faire. Charb l’a refait, un an plus tard, en septembre 2012. »

« Un papier polémique et fielleux »

Après avoir fait cette déclaration dans le Nouvel Observateur, Henri Roussell a juré de ne plus évoquer l’attentat contre Charlie Hebdo à l’avenir. D’ailleurs, sa déclaration a été vivement critiquée par l’avocat de l’hebdomadaire, Richard Malka qui aurait envoyé un message « scandalisé » à l’un des actionnaires du journal, Mathieu Pigasse, après la parution du journal.

« Charb n’est pas encore enterré que L’Obs ne trouve rien de mieux à faire que de publier sur lui un papier polémique et fielleux ».

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