Charlie Hebdo ne bénéficiait plus de protection policière depuis 2013 ?

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Deux semaines après l’attentat qui a visé Charlie Hebdo, le Canard enchaîné sort un dossier qui risque de mettre de l’huile sur le feu. En effet, selon ce tract rendu désormais public, le syndicat Alliance Police nationale avait demandé en 2013 qu’on arrête définitivement la surveillance de Charlie Hebdo, qualifiée alors d’« inadmissible » et de « luxe ».

« Une tâche indue »

Dans un extrait dudit tract publié par le syndicat Alliance Police nationale en 2013 et repris par le journal satirique Le canard enchaîné de ce mercredi, on peut lire :

« Le 4 avril, lors d’une audience auprès du directeur de la DOPC, nous avons exigé l’arrêt immédiat de la mission “ Charlie Hebdo ! […] Depuis plus de sept mois, les compagnies d’intervention fournissent jusqu’à neuf collègues par jour pour la protection des locaux privés d’un journal […]c’est inadmissible… »

L’Alliance Police nationale assimilait d’ailleurs à l’époque cette surveillance à un « luxe » et une « tâche indue ».

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Plus de policiers tués

Interrogé sur la véracité et la portée des informations publiées dans Le Canard enchaîné, le préfet n’a pas voulu s’exprimer. Par contre, du côté du journal satirique Charlie Hebdo, le journaliste Antonio Fischetti a confié à Libération que le dispositif de sécurité mis en place par la police a été assoupli depuis quelques mois.

« Après l’incendie qui avait détruit nos locaux en 2011, il y a eu pendant longtemps une voiture de police en bas du journal. D’abord tout le temps, puis pendant la réunion de rédaction, le mercredi matin. Mais depuis quelque temps, un mois ou deux, il n’y en avait plus. »

Le syndicat Unité SGP Police a par ailleurs confirmé via son représentant Luc Poignant que des agents effectuaient régulièrement des rondes devant le siège de Charlie Hebdo. De leur côté, le syndicat Alliance Police nationale dénonce « une fausse polémique » venant de la concurrence syndicale. Selon Pascal Disant, le fait d’avoir posté plus de policiers devant le siège du journal satirique n’aurait fait qu’augmenter le nombre de policiers tués lors de l’attentat du 7 janvier.

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