Une information judiciaire pour abus de biens sociaux est ouverte, suite à la cession de Printemps

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Selon l’AFP, le parquet de Paris a ordonné le 27 mars 2015, l’ouverture d’une information judiciaire pour abus de biens sociaux, liée aux conditions de cession du groupe Printemps, en 2013.

Cette information est la suite d’une enquête préliminaire initiée, en juin 2013, sur la cession du groupe, après un signalement des élus du personnel, affirme Bernard Demarcq.

Bernard Demarcq, secrétaire du l’UGICT –CGT Printemps et porte-parole de l’intersyndicale (CGT, CFDT, SAPP), ajoute : « le procureur a fait la part des choses, et pris en compte l’abus de bien social, qui intéresse les salariés lésés du Printemps. Les sommes en jeu viennent en déduction des primes d’objectif, et autres intéressements que les employés auraient du toucher ».

En 2013, Divine Investments (Disa), une société d’investissements luxembourgeoise, détenue par des intérêts privés du Qatar, a acquis les 70% de parts détenus par la Deutsche Bank dans le groupe Printemps, et les 30% de parts de la société italienne Boretti.

Une plainte a été déposée par les syndicats du groupe Printemps, qui ont trouvé « opaques » les dispositifs de la cession de la société Boretti.

Après la découverte de l’existence d’un montage financier douteux concernant la vente, qui comprend « un commissionnement exorbitant, et des intermédiaires aux commissions exagérées », ils suspectent les responsables de ce montage « de corruption privée, d’abus de confiance, de blanchiment et de fraude fiscale ». Même si le montant exact de la cession n’a pas été communiqué, le site Médiapart l’évalue à 1,75 milliard d’euros.

Hormis le magasin des Grands Boulevards Parisiens, le Printemps revendique 17 magasins en France et 3 000 employés.

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