Santé : l’Inserm teste un traitement contre la résistance du cancer du pancréas

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Chaque année, 9 000 individus sont atteints du cancer du pancréas, et moins de 5% des cancéreux survivent à la maladie, cinq ans après son diagnostic. Le cancer du pancréas est majoritairement fatal à cause « de la résistance des cellules du cancer du pancréas à la chimiothérapie, », appelé « chimiorésistance ».

Cette chimiorésistance diminue les effets de tout type de traitement anti-cancer, et aggrave la progression de la maladie.

Par ailleurs, la tumeur cancéreuse du pancréas est composée d’une « teneur élevé en fibroblastes associés au cancer ou CAFs », qui accentue davantage la chimiorésistance.

Les chercheurs de l’Inserm ont prélevé des CAFs sur des tumeurs du pancréas sur des malades opérés « aux CHU de Toulouse et de Limoges » Par la suite, ces scientifiques ont greffé sur des souris, des cellules cancéreuses des malades, munis ou non de CAFs.

Les souris ont été traitées à la gemcitabine, un traitement chimiothérapique du cancer pancréatique. Les chercheurs ont pu identifier que les souris greffés avec des CAFs, avaient des tumeurs plus grosses. Ainsi, les scientifiques de l’Inserm ont été amenés à étudier une molécule dédiée à l’amélioration de la sensibilité au traitement. Cette molécule nommée SOM230,a permis « d’enrayer la progression de la tumeur cancéreuse » chez les souris traitées avec une association gemcitabine et SOM230, par rapport aux souris uniquement traitées à la gemcitabine.

Selon Corinne Bousquet, coauteur des travaux, la chimiothérapie nécessite une association avec d’autres médicaments, ainsi que la prise en compte du microenvironnement. Un essai clinique de phase 1 « associant gemcitabine et SOM230 a déjà eu lieu chez l’homme, pour vérifier l’innocuité ». Un essai de phase 2 qui évaluera l’efficacité du traitement « aura lieu prochainement ».

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