Cancer : Un deuxième décès lié à des implants mammaires enregistré en France

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Mercredi 25 mars, un second décès lié à l’utilisation d’implants mammaires a été enregistré en France. La maladie baptisée Lymphome anaplasique est considérée comme une sorte de cancer lié à l’utilisation d’un implant mammaire. L’Institut national du cancer (Inca), à l’origine de la découverte de cette nouvelle maladie, a révélé que 19 cas ont été enregistrés sur 173 personnes diagnostiquées dans le monde.

Les prothèses mammaires provoquent le cancer ?

Les fabricants de prothèses mammaires se retrouvent de nouveau au centre de tous les intérêts. De nombreux professionnels, médecins et associations se penchent désormais sur l’interdiction en partie ou en totalité de la vente des prothèses mammaires sur le marché.  En 2000, l’industrie de fabrication de prothèses mammaires s’est déjà retrouvée au cœur d’un scandale à cause d’implants frauduleux PIP qui se désagrégeaient. Mais la plus grande question qui reste en suspens aujourd’hui, c’est de savoir si ces implants sont responsables d’un nouveau type de cancer. A noter que le premier décès était lié à l’utilisation d’implants PIP tandis que la femme décédée mercredi portait des prothèses d’une autre marque. Pour François Hébert, le directeur général adjoint de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), si interdire le port de ces implants s’avère nécessaire, il en sera ainsi.

«S’il faut prendre des mesures, si on doit les interdire, on le fera… Dans un premier temps, il a été décidé que les femmes qui se font poser des implants mammaires doivent être obligatoirement averties de ce nouveau risque, même s’il est faible.»

Une allergie génétique en cause ?

Si le nombre de victimes est aujourd’hui considéré comme relativement faible à côté d’autres types de cancer, certains scientifiques ont avancé qu’une sorte d’allergie génétique pourrait être à l’origine du développement du Lymphome anaplasique. Concrètement, la présence des prothèses entraînent chez certaines femmes un emballement des lymphocites T. L’Inca a indiqué que le risque de développer cette nouvelle pathologie est alors « extrêmement faible » et même si elle se développait, elle mettrait beaucoup de temps avant de dégénérer en cancer. Ce qui permettrait ainsi à toutes les femmes de dépister à temps la pathologie.

Pour information, en France, 400 000 femmes portent des implants mammaires dont 17% suite à une chirurgie de reconstruction et 83% pour des raisons d’esthétique.

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