Bordeaux : une plainte déposée contre le baron Seillière par une association anti-esclavage

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Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à Bordeaux, Louis-Georges Tin, président du CRAN (Conseil représentatif des Associations noires de France), a déclaré avoir assigné en justice, le jeudi 7 mai 2015, Ernest-Antoine Seillière.

Cette assignation a été déposée auprès du tribunal de Grande Instance de Paris et consiste en « une assignation pour crime contre l’Humanité et recel de crime contre l’Humanité », à l’encontre du baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde, ex-président du patronat français, de 1997 à 2005 et ex-président du groupe Wendel, de 1978 à 2013.

Selon le président du CRAN, son association a essayé de dialoguer, au préalable, ave le baron Seillière, sans succès.

Le CRAN célèbre, chaque année, le 10 mai, la journée de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. En 2014, le CRAN a dénoncé les grandes institutions, quand à leurs passés reliés à la traite négrière. Il s’est insurgé notamment contre les fonds d’investissement Demachy-Seillière, créé par la famille Seillière de Laborde, propriétaire au18ème siècle de « trois plantations dans l’ex-colonie française de Saint-Domingue », devenue par la suite Haïti.

A l’époque, d’après le CRAN « des vaisseaux négriers ont pratiqué la déportation d’esclaves, hommes, femmes et enfants, d’Afrique vers les Antilles ». Ainsi, le CRAN dénonce que « la fortune de la famille Seillière est issue de la traite négrière ». Bien que Louis-Georges Tin reconnaîsse que « les descendants des esclavagistes ne sont pas coupables », il estime néanmoins que « leur fortune est faite de biens mal acquis ».

Le CRAN demande réparation « au nom des victimes de l’esclavage et de la traite négrière », et déplore que le refus de réparation rende les héritiers solidaires du crime dénoncé.

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