Boko Haram : le Nigéria au centre des actualités internationales

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Boko Haram qui signifie « l’éducation occidentale est un pêché » est une secte islamiste qui fait régner la terreur au Nigéria à cause du rapt de 276 jeunes filles.

Un rappel des faits

Vers la mi-avril, pas moins de 250 lycéennes ont été enlevées au Nigéria par la secte islamiste Boko Haram. Le 14 avril exactement, des hommes armées ont pris d’assaut l’internat de la ville de Chibok, situé dans le nord-est du pays et ont obligés 237 jeunes filles à monter dans des camions avant de disparaitre. Le dimanche 4 mai, la même méthode est utilisée par la secte pour attaquer deux villages situés dans l’Etat de Borno où elle réussit à enlever onze adolescentes toutes âgées de 12 à 15 ans. Actuellement, le nombre exact des jeunes filles entre les mains de la secte Boko Haram demeure inconnu mais à la fin du mois d’avril, la police nigériane comptabilise 276 lycéennes enlevées dont 53 sont parvenues à s’échapper.
Face à cette multitude de rapt, les pères des jeunes filles ont pris l’initiative de partir à la recherche de leurs filles dans le bush. Au cours d’une manifestation à Abudja, l’un d’eux implore « S’il vous plaît, nous supplions le gouvernement fédéral du Nigéria, s’il vous plaît, nous supplions notre armée, dont nous dépendons, s’il vous plaît, intervenez pour nous dans cette affaire ».

Boko haram

Les réactions de l’armée

Pas plus tard que le 9 mai, l’AFP déclarait que deux divisions de l’armée nigérianes sont actuellement à la recherche de ces jeunes disparues dans le Nord du pays, le long des frontières dans lesquels la surveillance est en état d’alerte maximum. Egalement mobilisée, l’aviation a survolé plus de 250 zones mais continuent de faire chou blanc. Le général Chris Olukade déclare que « Le principal défi demeure le fait que certaines informations reçues ici se sont souvent révélées fausses et cela est épuisant pour les équipes de recherches. »
Mais cette réaction tardive de l’armée choque les observateurs internationaux. En effet, l’ONG Amnesty International affirme que l’armée avait été informée de l’attaque du Boko Haram contre le lycée mais n’a pas réagit. A travers un communiqué, cette organisation déclare « Des témoignages accablants recueillis par Amnesty International révèlent que les forces de l’ordre nigérianes n’ont pas réagi aux avertissements qu’elles ont reçus à propos d’une possible attaque armée de Boko Haram contre le pensionnat du lycée public de Chibok qui a mené à cet enlèvement ».

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