Bernard-Henri Levy chahuté par des manifestants à l’aéroport de Tunis

0
117

La venue de l’intellectuel sur le territoire tunisien a provoqué le rassemblement de plusieurs dizaines de manifestants, dans la nuit de samedi à dimanche, à l’aéroport de Tunis – Carthage.

Accueilli par des slogans tels que « BHL dégage », ou encore « Non aux intérêts sionistes en Tunisie », le philosophe s’est retrouvé bloqué pendant 4h à la sortie de l’aéroport. L’acteur Lotfi Abdelli, très populaire en Tunisie, figurait parmi les manifestants. Des agents de sécurité ont du faire sortir l’écrivain par une porte secondaire.

L’information selon laquelle BHL allait arriver sur le territoire tunisien s’est propagée sur les réseaux sociaux, car des Tunisiens l’avaient aperçu en train d’embarquer à Paris pour Tunis.

Le Ministère des Affaires étrangères a demandé à ses services l’ouverture d’une enquête urgente sur la visite en Tunisie de l’intellectuel français Bernard Henri Lévy. Mongi Hamdi, chef de la diplomatie tunisienne, a déclaré que son département n’avait pas été informé de cette visite :

Normalement, il s’agit d’une personnalité connue et nos protocoles doivent être informés. Nous devons connaitre la partie qui a invité secrètement cet homme. Nous allons mener notre enquête et réagir en conséquence. Inviter secrètement une personnalité comme Bernard Henri Lévy n’est pas un acte anodin.

Selon certaines sources tunisiennes, M. Lévy aurait été invité du président du parti islamiste Ennahdha Rached Ghannouchi afin de rencontrer Abdelhakim Belhaj, le dirigeant islamiste libyen. BHL a de son côté démenti ces rumeurs dans une interview accordée au Point, en déclarant qu’il était venu rencontrer « des amis libyens sortis exprès de Tripoli, Benghazi, des villes du Djebel Nefousa, Misrata, Zaouia », afin de poursuivre le « dialogue de réconciliation nationale ». Il a néanmoins affirmé avoir été accueilli par des islamistes et des kadhafistes, une version contredite par plusieurs témoins et journalistes qui ont couvert l’information, et qui prétendent qu’il s’agissait de représentants de la société civile.

Ne manquez plus aucune actualité, abonnez-vous à notre newsletter VIP.