Berlin réfute les réparations de guerre exigés par Athènes

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A Athènes, le gouvernement d’Alexis Tsipras, fait face à des difficultés de financement. Le sujet sur les réparations allemandes, est remis au centre des discussions, lors du débat parlementaire du samedi 4 avril 2015. Le secrétaire d’Etat du Budget, Dimitris Mardas évalue à 278,7 milliards d’euros, le montant des réparations de guerre dues par l’Allemagne à la Grèce, au titre de l’occupation allemande entre 1941 et 1944. Auparavant, un rapport émanant de la Comptabilité nationale, avait estimé ce montant à 162 milliards d’euros.

Mr Mardas justifie ce montant de 278 milliards par l’existence d’un prêt forcé de 10,3 milliards d’euros exigé par les occupants à la Banque de Grèce assorti des dommages subis par « les particuliers et les infrastructures du pays ».

Réactions du gouvernement allemand

Au cours d’une conférence de presse, Sigmar Gabriel, ministre allemand de l’Economie, a jugé « stupides » les exigences chiffrées de la Grèce, quant aux réparations de guerre de la seconde guerre mondiale. Co vice-chancelier social-démocrate du gouvernement d’Angela Merkel, a signalé, que la Grèce avait davantage besoin d’avoir « une marge de manœuvre » pour trouver, une solution au règlement de sa dette.

Selon l’AFP, un porte-parole du ministère des Finances a déclaré que le sujet « était clos, juridiquement et politiquement ».

Pour Berlin, les traités internationaux sont définitivement révolus au sujet des réparations de guerre.

Toutefois, en Allemagne, certains propos ne sont pas si catégoriques.
D’après Michel Roth, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, il serait opportun d’augmenter la contribution allemande à un fonds germano-grec. L’espoir de compensations est envisageable, mais aucun montant n’a été cité.

De son côté, l’opposition de gauche allemande par le biais de Bernd Riexinger, Président du parti de gauche radicale Die Linke, a déclaré, le lundi 6 avril 2015, que le prêt forcé de l’Allemagne nazie « devrait être remboursé ». Il a ajouté que même si le sujet des réparations est « inconfortable », la coopération, le dialogue et la compréhension devraient être de mise entre l’Allemagne et la Grèce.

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