Après les attentats, quelles  mesures contre la terreur ?

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Dans un discours prononcé devant l’assemblée nationale, le 13 janvier, le premier ministre français a annoncé les premières mesures antiterroristes ainsi que des mesures de fond pour faire face au terrorisme.

Dans l’immédiat, il a annoncé l’affectation de « plus de 122 000 personnels » à la « la protection permanente des points sensibles et des espaces publics ». « Les renforts militaires serviront et servent en priorité à la protection des écoles confessionnelles juives, des synagogues, et des mosquées » a-t-il déclaré.

D’autre part l’exécutif prône la mise sur pied d’un appareil de lutte contre le terrorisme sur le long terme et qui porte essentiellement sur le renforcement des moyens des services de renseignements et sur le maintien de la vigilance. Manuel Valls a ainsi annoncé la mise en place en France, d’une « surveillance des déplacements aériens des personnes suspectes d’activités criminelles » à partir de septembre 2015. Il a également demandé au Parlement européen d’adopter ce dispositif avec le concours de l’ensemble des gouvernements européens. Dans les prisons, une surveillance particulière des détenus radicalisés doit être mise sur pied, sur le modèle de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) où ils sont tenus à l’écart des autres prisonniers de droit commun.

Deux mois avant les attentats de la semaine passée, le 13 novembre 2014, le gouvernement a déjà fait voter une loi assimilant les actes de préparations d’actes terroristes à un délit d’association de malfaiteurs, un « délit d’entreprise terroriste individuelle » a été également identifié. Par ailleurs, une plateforme de signalement initiée en avril 2014 a permis d’éviter un bon nombre de départ de jeunes radicalisés vers l’Irak ou la Syrie.

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