Affaire Assange : l’accès au dossier de l’enquête comme préalable à l’interrogatoire de la justice suédoise, à Londres

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Accusé respectivement de viol et d’agression sexuelle, par deux suédoises d’une trentaine d’années, qui l’ont hébergé lors de conférences en Suède, Julien Assange a toujours soutenu que les relations étaient consenties.

En 2012, il s’est réfugié, par la suite, dans l’ambassade de l’Equateur, à Londres, pour éviter l’exécution d’un mandat d’arrêt européen. La Grande-Bretagne fait surveiller jour et nuit les lieux, et procédera à l’arrestation du fondateur de Wikileaks, dès qu’il sortira de son refuge.

Le parquet suédois souhaite que l’enquête avance

Pour que l’enquête avance, il y a 10 jours, le parquet suédois a pris l’initiative d’interroger et de prélever l’ADN de Julien Assange, d’origine australienne, et ce, après avoir toujours refusé cette solution proposé, dès le début de cette affaire, par l’accusé. Julien Assange l’a confirmé lors d’une conférence, en liaison vidéo à Genève sur la protection des lanceurs d’alerte en Occident.

Le fondateur de Wikileaks accepte l’interrogation de la justice suédoise, s’il accède au dossier de l’enquête pour accusation de viol et agression sexuelle.

En effet, d’après son avocat et ex-juge Me Garzon, d’origine espagnole, l’intégralité de la procédure reste au niveau du Parquet suédois, et a toujours été inaccessible à la défense, depuis quatre ans et demi. L’accès au dossier « est le droit minimum de toute personne impliquée dans un processus judiciaire » ajoute le Conseil de Julien Assange, tout en confirmant que l’interrogation aura lieu incessamment.

Julien Assange redoute, pour sa part, son extradition par la Suède vers les Etats-Unis pour son implication dans la publication, sur le site Wikileaks, de 250 000 télégrammes diplomatiques américains et 50 000 rapports militaires classés secret Défense.

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