Arrêt du tabac: la vitesse de métabolisation de la nicotine détermine le traitement adéquat

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D’après l’OMS, le tabac tue près de 6 millions de personnes chaque année. Plusieurs dispositifs sont disponibles pour ceux qui souhaitent arrêter de fumer. Une étude américaine démontre que la vitesse d’assimilation de la nicotine par l’organisme est déterminant dans le choix d’un traitement efficace.

Dans un rapport sur une étude concernant les méthodes de sevrage tabagique (en anglais) , publié lundi sur le site the Lancet Respiratory Medicine, le Professeur Caryn Lerman et ses partenaires démontrent que l’efficacité d’un traitement anti-tabac est fortement liée à la vitesse de métabolisation de la nicotine par l’organisme du fumeur. Le rythme d’assimilation de la nicotine diffère pour chaque individu. Chez les métaboliseurs normaux, représentant environ 60 % de la population fumeuse, le taux de nicotine diminue plus vite, d’où un manque plus fréquent et donc un arrêt plus compliqué.

L’étude a été menée auprès de 1246 participants qui souhaitent arrêter le tabac, métaboliseurs lents et normaux confondus . Ils ont été répartis au hasard en 3 groupes : d’une part ceux qui sont placés sous placebo, dans un deuxième groupe, ceux qui ont recours aux patchs à la nicotine et le dernier groupe est composé de ceux qui suivent un traitement de varénicline (notamment le médicament Champix). A l’issu des onze semaines de traitement, il a été démontré que la varénicline est 2,17 fois plus efficace que le patch chez les métaboliseurs normaux. Par ailleurs, le Champix et les patchs ont eu le même résultat chez les métaboliseurs lents. Cependant ces derniers sont davantage exposés aux effets secondaires indésirables en prenant de la varénicline.

Le traitement de varénicline est donc plus adapté aux métaboliseurs normaux et les patchs  conviennent mieux aux personnes dont le rythme de métabolisation de la nicotine est lent.

D’après le Professeur Caryn Lerman, 65% des personnes qui suivent un traitement pour arrêter de fumer reprennent au bout d’une semaine. Ainsi, « Adapter un traitement à la vitesse à laquelle les fumeurs métabolisent la nicotine pourrait être une stratégie clinique viable pour aider individuellement les fumeurs à choisir la méthode d’arrêt qui fonctionnera le mieux pour eux ».

Les auteurs de ce rapport préconisent alors le développement d’un simple test sanguin auquel les médecins devraient soumettre les patients afin de leur prescrire un traitement efficace et adapté à leur organisme.

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