Areva en difficulté : un rapprochement avec EDF est envisageable

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Areva, le numéro un mondial du nucléaire connaîtrait une perte record de 4,8 milliards d’euros pour l’année 2014. Pour faire face à cette perte colossale, Philippe Knoche, le directeur général du groupe a annoncé ce mercredi 4 mars que des suppressions d’emplois restaient envisageables afin de permettre son redressement. Il a toutefois déclaré à l’occasion d’une conférence de presse : « Nous ferons tout pour que, s’il doit y avoir des départs, ils se fassent sur la base du volontariat. » Le ministre du Travail, François Rebsamen se dit pour sa part ne pas être au courant de l’existence d’un plan de suppression de postes au sein du groupe nucléaire tout comme la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui a fait savoir, elle, qu’il n’y avait « a priori pas de licenciements prévus » mais plutôt des « départs volontaires ou anticipés ».

Philippe Knoche a aussi fait savoir l’éventualité d’un rapprochement capitalistique entre Areva et EDF mais en ajoutant que les discussions afférentes à ce sujet se produiront « dans un second temps ». Il précise notamment : « Aujourd’hui, les discussions avec EDF portent sur des points opérationnels, les éventuelles discussions capitalistiques interviendront dans un second temps. » Concernant cet éventuel rapprochement entre les deux grands groupes, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a déclaré dans le quotidien Le Figaro : « Notre volonté, c’est très clairement qu’il y ait une réorganisation profonde, une refonte, du partenariat historique de ces deux groupes, au bénéfice de chacun d’eux. »

Concernant le plan drastique pour le redressement d’Areva prévu pour 2017, Emmanuel Macron, estime qu’il « repose sur trois axes : un plan d’économies, une relance de sa politique à l’export et une refonte de la filière nucléaire française ».

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