Air France souhaite un moratoire du gouvernement sur la taxe de solidarité sur les billets d’avion

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Les dirigeants respectifs d’Air-France et Air-France-KLM, la maison mère, représentés par Alexandre de Juniac d’Air-France KLM et Frédéric Gagey, patron d’Air France, ont adressé une lettre au gouvernement.

Cette lettre a été envoyée à l’intention du ministre des Finances, Michel Sapin et aux secrétaires d’état du Budget, Christian Eckert, et des Transports, Alain Vidalies. Dans ce courrier, les deux patrons d’Air France demandent au gouvernement un moratoire sur la taxe de solidarité ou « taxe Chirac », sur les billets d’avion.

Cette taxe de solidarité, créée en 2006, sur une idée de l’ex-président de la République, Jacques Chirac, finance la lutte contre les grandes pandémies dans les pays pauvres, à l’instar du sida, du paludisme, de la tuberculose. L’organisation internationale Unitaid recueille les fonds de la taxe d’une dizaine de pays.

D’après Alexandre de Juniac et Frédéric Gagey , selon le mensuel Capital, Unitaid dispose « d’une réserve financière de 706 millions de dollars, utilisable pendant cinq ans », une information tirée du site internet d’Unitaid, d’après un rapport financier de 2013. Unitaid a déclaré, à l’AFP, le montant de 821 millions de dollars de fonds disponibles fin 2014, pour une capacité de financement de 361 millions de dollars. L’organisme a bénéficié de 2,4 milliards de dollars de contributions, dont 1,4 milliard émanant de la France, depuis 2006.

Selon les responsables d’Air France, la « taxe Chirac » engendre annuellement un surcoût de 90 millions d’euros, défavorable à la compétitivité de la compagnie aérienne, par rapport à ses concurrents directs.

La taxe de solidarité est estimée selon la destination et la classe du billet d’avion. La « taxe Chirac » revalorisée en avril 2014, occasionne « une charge supplémentaire » soulignent les dirigeants d’Air France, et Air-France KLM.

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