Afrique : Le gouffre économique risque d’affecter le Burundi

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L’activité économique tourne au ralenti à Bujumbura, la capitale du Burundi, depuis les manifestations des opposants au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, à l’élection présidentielle.

Les affrontements avec les forces de l’ordre sont fréquents. Ainsi, les commerçants ont du fermer boutique. Actuellement, quelques clients reviennent, mais se contentent de consommer essentiellement du riz, de la viande, des légumes ou du savon. La crise politique qui frappe le Burundi, surtout Bujumbura, est tout aussi dramatique pour les commerçants, que pour une économie nationale fragile, avec un pouvoir instable.

Le Burundi fait partie de l’Afrique des Grands Lacs. A peine sorti d’une longue guerre civile, qui a eu lieu entre 1993 et 2006, ce petit pays figure parmi l’un des plus pauvres de la planète, pour un revenu national brut de 260 dollars par habitant.

Si 58% de la population connaît une malnutrition chronique, le Burundi exporte peu et produit peu, alors que la corruption gangrène le pays, selon l’ONG Transparency International, car le pays est 159ème sur 175 dans l’index 2014.

Accumulant les difficultés financières et le chômage latent, les manifestants anti-Nkurunziza participent au blocage économique des habitants travailleurs et salairiés. Les contestataires entendent faire de Bujumbura « une ville morte ». Or, l’impact sur l’économie est une arme pénible, selon un cadre du parti au pouvoir CNDD-FD

Avant l’annonce, fin avril, de la candidature pour un 3ème mandat de Pierre Nkurunziza et les manifestations, l’économie était déjà en péril, car une partie des habitants ont entrepris, de changer la monnaie locale, en dollars ou en euros, et à les mettre à l’abri au Rwanda, le voisin le plus proche, d’après les analystes économiques.

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