Abercrombie & Fitch traînée en justice pour discrimination religieuse

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Accusée de discrimination religieuse, la marque américaine Abercrombie & Fitch a été jugée mercredi 25 février par la Cour suprême des Etats-Unis, pour avoir refusé d’embaucher une jeune femme qui portait un voile le jour de son entretien.

La politique vestimentaire de la marque

L’histoire remonte en 2008 quand Samantha Elauf, âgée alors de 17 ans, s’est présentée à son entretien pour le poste de vendeuse, avec un foulard qui lui recouvrait les cheveux. Le poste lui a été refusé, selon la société, parce qu’elle allait à l’encontre de la politique vestimentaire de l’enseigne. En effet, le port de toute sorte de « chapeaux » est interdit à tout le personnel de la marque auquel on impose d’afficher « le style du lycéen classique de la côte Est ». L’affaire a été portée devant la Cour suprême par l’Agence fédérale pour l’égalité de l’emploi contre la marque de prêt-à-porter Abrercrombie & Fitch.

Dans sa plaidoirie, la société a expliqué que la jeune femme connaissait très bien les conditions d’embauche.

« Mme Elauf savait que le magasin d’Abercrombie avait une politique en matière d’apparence qui interdit les vêtements noirs et exige des modèles qu’ils portent des styles de vêtements similaires à ceux qui sont vendus dans le magasin. »

20 000 euros de dommages et intérêts

L’affaire se retrouve à nouveau devant la Cour suprême qui doit juger si la marque est en faute ou pas après un premier verdict rendu en première instance qui a fait gagner 20 000 euros de dommages et intérêts à la jeune plaignante. Sa requête a été cependant déboutée en deuxième instance après que la cour d’appel ait expliqué qu’elle n’avait pas demander à son recruteur d’aménager raisonnablement son activité en fonction de sa confession.

« Les autres, on n’en veut pas »

Pour rappel, en 2006, Mike Jeffries le PDG de la marque Abercrombie & Fitch a déclaré dans une interview accordée au site Salon que chez eux, on n’engageait que « les gens beaux ».

« On n’engage que des gens beaux en magasins. Les gens beaux attirent les gens beaux et nous ne voulons vendre qu’aux gens beaux et cool. Les autres, on n’en veut pas. »

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