0
23
mukesh

Dans un documentaire réalisé par la journaliste Leslee Udwin, sur les violences sexuelles en Inde, Mukesh Singh – un des agresseurs qui avait participé au viol en réunion d’une étudiante de 23 ans, dans un bus de Dehli, en Inde, le 16 décembre 2012, revient sur les faits en faisant porter la faute à la victime . Selon lui, la jeune étudiante n’a eu que ce qu’elle méritait pour avoir enfreint les règles de la société, interdisant les femmes de sortir de chez eux après 18h30.

Une fille est plus responsable d’un viol qu’un garçon

L’histoire remonte en décembre 2012 quand une jeune étudiante de 23 ans qui rentrait du cinéma avec un ami, a été victime d’un viol en réunion à l’arrière d’un bus de Dehli, en Inde. La jeune femme, tabassée par ses agresseurs avec un instrument de fer, est décédée deux semaines plus tard des suites de ses blessures. Ses six agresseurs ont été par la suite arrêtés et jugés pour viol. Un d’entre eux, le chauffeur du bus, soupçonné d’être le chef du groupe, s’est donné la mort dans sa cellule quelques mois avant le jugement. 4 autres accusés ont écopés d’une peine de mort en septembre 2013. Le sixième, un mineur a écopé de 3 ans de prison. Parmi les condamnés à mort, Mukesh Singh a fait appel tout en affirmant que la jeune femme a été plus responsable de son viol que ses agresseurs.

« Une fille décente ne devrait pas traîner dehors à 21h. Une fille est davantage responsable d’un viol qu’un garçon…La place des femmes est « à la maison, pas en discothèque ou dans les bars à faire de mauvaises choses en portant les mauvais vêtements. »

« Elle aurait dû rester silencieuse »

Dans ses propos relatés par BBC, Mukesh Singh ne semblait avoir aucun remord pour ce qu’il avait fait. Il a d’ailleurs martelé que pour ne pas mourir, la jeune femme n’avait qu’à rester tranquille pendant qu’elle se faisait violer.

« Lorsqu’elle se faisait violer, elle n’aurait pas dû se débattre. Elle aurait dû simplement rester silencieuse et permettre son viol. »

Les filles davantage en danger

Selon Mukesh Singh, l’application de la peine capitale aux agresseurs ne ferait que mettre encore plus en danger toutes les autres filles en Inde.

« La peine de mort va rendre la situation encore plus dangereuse pour les filles. Désormais, après le viol, ils ne laisseront plus la fille comme on l’a fait. Ils la tueront. Alors qu’avant ils se disaient : ‘Laisse-la partir, elle ne dira rien à personne.' »

La BBC diffusera le documentaire réalisé par Leslee Udwin le dimanche 8 mars, lors de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme.

Ne manquez plus aucune actualité, abonnez-vous à notre newsletter VIP.